Vietnam Démocratie - Octobre 1998

Nouvelles du Vietnam

Les Etats-Unis accusent le Vietnam de violations des droits de l’homme

(Washington) Comme il a souvent l’habitude de faire chaque année vers fin janvier, le Secrétariat d’Etat des Etats Unis vient de publier le 30.01.98 son rapport annuel sur les droits de l’homme dans le monde, dans lequel le Vietnam fait toujours l’objet de sévères critiques pour ses violations des droits fondamentaux de l’homme. Le rapport annuel insiste sur le fait que violations de droits de l’homme vont souvent de pair avec les systèmes d’administration pourris, cupides, répandus partout dans le pays.

Dans son rapport de 12 pages sur le Vietnam, le Secrétariat d’Etat constate que les droits de l’homme dans le pays ont toujours été violés par le gouvernement, notamment en ce qui concerne les libertés politiques et religieuses. Quoiqu’il n’ait pas de chiffres exacts de personnes exécutées, le rapport indique que le nombre de victimes de cette peine reste relativement élévé en 1997, alors que les arrestations arbitraires sont pratiquées fréquemment par le gouvernement. Malgré le code vietnamien des procédures criminelles garantissant certains droits aux prisonniers, tel que le droit à la présence d’un avocat au moment de l’interrogatoire, en réalité les autorités ne l’ont jamais appliqué.

Concernant le droit politique, le rapport indique que Hanoi s’est servi des mesures d’isolement pour restreindre les déplacements de dissidents ou de dirigeants religieux. Le cas du vénérable Thich Huyen Quang, dirigeant de l’Eglise Bouddhique Unifiée du Vietnam, actuellement en détention administrative, est un exemple typique.

Le rapport s’appuie sur le fait que certaines personnes ont été arrêtées et internées par le gouvernement tout simplement parce qu’elles expriment pacifiquement leur opinions politiques différentes de celle des dirigeants au pouvoir. Le cas du professeur Doan Viet Hoat, condamné à 15 ans de prison en 1990, comme celui du docteur Nguyen Dan Que, condamné à 20 ans de prison en 1991, actuellement très malade et en internement isolé, pour avoir osé réclamer démocratie et droits de l’homme sont d’autres cas typiques qui justifient ce qui a été dit plus haut.

Selon Amnesty International, il existe 54 prisonniers politiques au Vietnam, alors que les organisations vietnamiennes à l’étrangers estiment qu’ils sont au nombre de 1.000.

Le rapport a fait état de la libération de M. Nguyen Duc Kham par Hanoi, un prisonnier appartenant au groupe "Forum Libre" condamné à 12 ans d’emprisonnement et libéré après avoir purgé 7 ans, et a observé que ce cas est très rare.

Selon le rapport, quoique la constitution vietnamienne garantisse les droits à la liberté d’expression et de presse, en réalité, le parti et l’état les limitent sévèrement, même si dans certaine période du passé, sont autorisées les critiques dans des cas de bureaucratie, de procédures administratives tatillonnes, de corruption ou, dans une certaine mesure, de politique économique, cependant ces règlements font l’objet de contrôles très serrés, comme le cas du journaliste Nguyen Hoang Linh du magazine "Entreprises" arrêté à cause des critiques relatives aux corruptions des responsables des Douanes, mais accusé pour "avoir révélé les secrets d’état".

Dans les derniers mois de l’année 1997, le parti et l’état ont ordonné un contrôle plus sévère de la presse, alors que tous les moyens de transmission et de presse sont déjà placés sous leur direction. Le gouvernement a donné l’ordre de requérir l’autorisation du Ministère de la Culture et de l’Information avant de fournir toute information aux journalistes étrangers.

Au point de vue politique, selon le rapport, le peuple n’a pas le droit de changer le gouvernement, car le parti contrôle de près les candidats à l’Assemblée Nationale. Parmi 450 députés, seulement 66 candidats non communistes ont été élus (près de 15%). Toutefois, auparavant, leurs candidatures doivent être agréées par le Front Patriotique, une organisation satellite du parti. Tous les pouvoirs administratifs sont détenus par le parti, aucun mouvement ou parti, aucune organisation indépendante ne pourrait exister.

Le rapport observe que les communistes vietnamiens continuent à interdire tout appel à la démocratie, au pluralisme, au multipartisme. Le Secrétariat d’Etat des Etats Unis a montré comme preuve les cas des trois intellectuels, MM. Ha Si Phu, Tieu Dao Bao Cu, Bui Minh Quoc, lesquels ont été interrogés par les autorités du parti à Da Lat en Mars 1997 pour avoir diffusé des informations soit disant "porter préjudice au prestige de l’état". Citant les documents de l’organisation de défense des droits de l'homme Human Right Watch, le rapport a écrit que les communistes vietnamiens ont contraint ces trois intellectuels de s’engager à ne pas envoyer de lettres et articles de presse à l’étranger, comme à répondre aux interviews de la presse étrangère. Outre le contrôle des moyens de transmission et de presse, le régime supervise encore le réseau Internet. Dans le domaine de la religion, le gouvernement contrôle de près tous les dirigeants et dignitaires, toutes les activités des trois principales religions, l’Eglise Catholique, l’Eglise Bouddhique Unifié du Vietnam et l’Eglise Cao Dai.

Le Premier Ministre vietnamien se plaint de la mauvaise utilisation du personnel et du mauvais fonctionnement de l’entreprise

(Hanoi - VNN, 28.01) Le quotidien Nhan Dan (Le Peuple), l’organe officiel du Parti Communiste Vietnamien (PCV), paru le 15.01.98, a cité les propos du premier ministre vietnamien Phan Van Khai au sujet de la formation du personnel, lors d’une allocution : "....Une autre source de force interne très importante qui ne s’est pas encore bien manifestée se rapporte à un grand nombre de cadres industriels pleins de talents et de cœur de plusieurs générations, bien formés, tonifiés, laborieux en études et perfectionnements, sans compter de nombreux intellectuels vietnamiens à l’étranger présents dans presque tous les domaines scientifiques et industriels et dont plusieurs désirent contribuer à la construction du pays, une source de force supplémentaire importante. On peut dire que, parmi toute sorte de gaspillages actuels, le fait que de tels cadres compétents du pays ne soient pas bien utilisés - plusieurs d’entre eux n’ont pas d’occasion ou de condition pour manifester pleinement leur compétence à tel point qu’un bon nombre se trouve encore presque en dehors du circuit - en constitue l’un des plus grands."....

Et M. Phan Van Khai de dire : "Lorsqu’on parle de l’industrie, immédiatement il y a toujours quelqu’un qui crie: on manque de capitaux. Il est vrai que nous manquons de capitaux, c’est un défi à l’égard de tous les pays, ou du moins, à l’égard des pays pauvres et arriérés comme le Vietnam où existe par ci par là pas mal de réflexion et procédé qui consistent à demander des capitaux à l’état. On peut dire que, en dépit de plus de 10 ans de réformes, le reste de cette pensée de subvention persiste encore assez fortement, y compris dans le développement de la nouvelle application industrielle. Ce procédé ne peut être notre issue, notamment lorsque nous savons tous que notre gouvernement dispose de très peu de capitaux".

Toujours selon M. Phan Van Khai, "nous devons sérieusement reconnaître que notre économie des années passées croissait assez en quantité mais évoluait lentement en qualité, ce qui donnait un résultat très inférieur en qualité et quantité au rendement, une mauvaise capacité de concurrence, du fait que nos marchandises et services ne pouvaient pas rivaliser avec ceux des pays étrangers en prix, modèle et classification". L’industrie manufacturière se développaient lentement, l’artisanat restait archaïque. Dans le système d’exportation de minerais, les produits agricoles non transformés occupaient toujours la grande densité. Tandis que les produits de l’industrie manufacturière exportés constituaient tout simplement notre main d’œuvre au profit des pays étrangers, c’était en réalité une sorte d’exportation de labeur à bas prix.

En matière d’investissements étrangers, le premier ministre vietnamien a aussi affirmé que "les besoins de transmission et de réception de nouvelles industries restent à un bas niveau, la capacité de les maîtriser restait lente. De surcroît, pour plusieurs raisons, beaucoup d’équipements importés, notamment pour les entreprises du pays, sont de vieilles machines pour des industries archaïques, à très bas rendement. La majorité des entreprises vietnamiennes reste très en retard par rapport aux pays étrangers en niveau industriel et gestionnaire, d’autant plus qu’elle manque de capacité d’organisation, d’études et de développement de nouvelle industrie, même dans le changement de formes, de modèles, de couvertures de marchandises. En même temps, une partie importante des organisations et de cadres scientifiques et industriels n’ont pas de conditions pour participer à la résolution de ces problèmes".

La Proposition de Démocratisation et de Développement du Vietnam de l’Alliance Vietnam Liberté (AVL) rendue publique en Australie

Le 27/2/1998, grâce aux soutiens de la part des députés et sénateurs australiens, une cérémonie a été organisée par l’AVL dans la salle de réception de l’Assemblée de l’Etat News South Wales (NSW), au centre de Sydney en Australie avec la présence de 200 invités, afin de rendre publique la Proposition de Démocratisation et de Développement du Vietnam. Parmi les invités figurent le Sénateur Jim Samios, représentant du Parti Libéral, M. Manny Poularas, représentant du Parti Démocrate, Mme Reba Meagher, représentant du gouverneur de NSW, M John Haines, maire de Parramatta, ainsi que de nombreux représentants des associations et des communautés vietnamiennes en Australie. La cérémonie a été couverte par la chaine de radio SBS, la chaine de télévision C31... De nombreuses personnalités politiques australiennes retenues par leurs fonctions ont envoyé à l'Alliance des messages de sympathie et de soutien comme le

Premier Ministre John Howard, le gouverneur de NWS Bob Carr ainsi que les sénateurs et députés australiens.

En ouverture, M. Kevin Moss, député de Canterbury a insisté sur l’importance de la Proposition de l’AVL qui offre à la communauté mondiale et aux vietnamiens la voie et les possibilités de faire évoluer la situation au Vietnam de manière pacifique et radicale afin de restaurer la Liberté et la Démocratie au Vietnam. Après la présentation des activités de l’AVL, M. Dang Quoc Sung, représentant de l’AVL en Australie a été présenté à l’assistance. Ensuite, M. Mark Stevens, Président du Comité Australie-Vietnam (AFFV) a donné lecture à la Proposition. De nombreux invités australiens et vietnamiens se sont ensuite succédés à la tribune pour exprimer le soutien à la proposition. La cérémonie s’est terminée par l’appel de Berlin du 13 Décembre 1997, lu solennellement par M. Sung.

L’accord commercial entre les Etats-Unis et le Vietnam demeure toujours incertain.

La crise financière en Asie de l’Est a rendu plus difficile la conclusion de l’accord commercial entre les Etats Unis et le Vietnam. Un membre de la délégation américaine qui a voulu conserver l’anonymat a déclaré à l’AFP que la grave crise financière en Asie, la chute des investissements au Vietnam, la forte dévaluation des monnaies des pays de l’ASEAN retarderont sérieusement la signature de l’accord. Les négociations ont débuté en 1995, les Etats Unis ont présenté des points de négociations mais Hanoi n’a jamais pu fournir de réponse concrète aux propositions américaines. Selon le même officiel de la délégation américaine, le Vietnam n’a toujours pas accepté d’entreprendre davantage de réforme économique, de réformer le secteur étatique en faillite. L’échec récent du join venture Procter&Gamble au Vietnam, après 2 ans de négociation et une perte nette de 30 millions de US Dollars a rendu encore plus méfiant les investisseurs américains sur les possibilités de business dans ce pays.

La situation des investissements étrangers au Vietnam en 1997

Selon le magazine Ha Noi Moi (Nouvelle Hanoi) de Février 1998, la quasi stabilité absolue des prix de consommation a quelque chose d’anormal dans une économie comme celle du Vietnam. En 1997, le prix n’a augmenté que de 0,6%. Cette stabilité reflète une baisse importante du pouvoir d’achat, l’augmentation des marchandises non vendus en stock et le manque d’épargne, alors que le Dong a passé de 11.860 dong pour un US Dollar à 13.000 Dong / US Dollar, soit une dévaluation de 10%. Le nombre de projet d’investissement en 1997 s’est élévé à 277 projets totalisant 4 Milliards de US Dollars, en chute de 30% par rapport à 1996. De nombreux investisseurs ont commencé à se plaindre de nombreuses instabilités dans les structures d’accueil, des procédures administratives trop tatillonnes D’après le magazine Hanoi Moi, les faillites en série dans les projets de construction d’hôtels, dans l’immobilier ont contribué à la chute baisse importante des investissements. Le magazine a aussi relevé l’échec de la politique d’épargne du régime. Le montant des investissements des sociétés dans le secteur étatique est tout à fait dérisoire et n’arrive même pas à assurer le remplacement des équipements de production obsolètes.

Le joint-venture Procter&Gamble -Vietnam dans l’impasse

Le 26/2/98, les efforts pour trouver une solution aux difficultés du join venture Procter&Gamble Vietnam se sont soldés par un échec à 2 jours de la date limite de dépôt de bilan. Le côté américain s’est refusé de donner des détails sur les tractations en cours. D’après le quotidien en anglais Saigon Times, la partie américaine a rejeté les propositions de la partie vietnamienne afin de sauver les activités du join venture. Selon Nguyen Xuen Thuy, Directeur Général de la Compagnie des Produits Chimiques, la partie vietnamienne n’accepte de participer au capital qu’à hauteur de 85%, alors que la partie américaine demande une participation de 100%. Le join venture a perdu 30 millions de US Dollars après seulement 2 années d’activité.

Les Etats-Unis pourraient lever les restrictions dues à la loi Jackson Vanik.

D’après le Comité de Sauvetage des Boat People, le représentant du Département d’Etat a déclaré le 23/2/98 que le Président Bill Clinton pourrait autoriser la levée des restrictions dues à la loi Jackson Vanik afin de pouvoir accorder au Vietnam la clause de la nation la plus favorisée. Cette décision est basée sur les attitudes de coopération active des autorités de Hanoi dans le programme ROVR. Ce programme est basé sur le principe de libre circulation des personnes. Le côté américain a transmis à Hanoi une liste de plus de 14.000 personnes que les Etats Unis souhaitent voir disposer de leur droits de libre circulation, y compris celui de quitter le Vietnam pour un autre pays. Le représentant Christopher Smith qui préside l'audition publique devant le Congrès a affirmé que le Vietnam cherche toujours à empêcher le droit de libre circulation. Le représentant Benjamin Gilman, Président de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des Représentants a rappelé que le chiffre de 14.000 personnes ne correspond pas tout à fait à la réalité. Parmi la liste de 14.000 personnes, seule 10.000 correspondent à celle présentée par les Etats Unis, les 4.000 autres ont été ajoutées par Hanoi.

Vers le début de Février 1998, les représentants Dana Rohrabacher et Ed Royce ont présenté deux résolutions visant à bloquer les décisions présidentielles. Le sénateur Jess Helms, Président de la Commission des Affaires Etrangères du Sénat organisera une déposition sur le problème de levée des restrictions dues à la loi Jackson Vanik le 10 Mars. De nombreuses organisations et communautés vietnamiennes aux EU ont intensifié leurs efforts de puis des mois dans le but de mobiliser l’opinion américaine contre la levée de la loi Jackson Vanik si les autorités de Hanoi n’assouplissent pas leur position sur les libertés fondamentales dont celle de libre circulation.

L’AVL participe la Conférence sur les Droits de l’Homme au Canada.

Le 19 et 20/2/1998, en réponse à l’invitation du Ministère des Affaires Etrangères et du Ministère du Commerce International, le représentant de l’AVL, Mme Dang Thanh Chi a participé à la Conférence destinée aux échanges des points de vue sur les problèmes des droits de l’homme. Cette conférence a pour but de recueillir des éléments d’information pour les autorités canadiennes en vue de la préparation de la conférence des Droits de l’Homme des Nations Unies qui se tiendra à Genève le 16 au 24 Mars 1998, Suisse. Les 245 représentants de 130 organisations non gouvernementales, appartenant à 37 pays ont été invités à cette conférence qui discutera des problèmes dans les domaines: Les droits civils et les droits politiques, les droits aux développements, les droits économiques, culturels et sociaux, les droits de tolérance en religion, le racisme, l’intolérance, les conséquences des déchets toxiques et l’impunité. La délégation vietnamienne est composée du Docteur Lam Thu Van, représentant de la Fédération des Vietnamiens au Canada, Mme Dang Thanh Chi, représentant l’AVL, M. John Lorinc, représentant de Pen Club International, Mme Eileen Tkachyk, représentant d’Amnesty International. Le docteur Lam Thu Van a dénoncé les violations des libertés religieuses de Hanoi, en particulier le décret 31/CP qui autorise l’internement arbitraire par les autorités locales. Le docteur a proposé que le Canada demande l’envoi d’une commission d’observation sur la situation dans les prisons au Vietnam.

M. John Lorinc a présenté les arrestations arbitraires et les violations des droits d’opinion, il cite de nombreux cas connus, celui du Vénérable Thich Quang Do, du Professeur Doan Viet Hoat....En guise de résumé et de proposer des actions dans le cadre des relations Canada-Vietnam, Mme Dang Thanh Chi a insisté sur la situation d’exploitation des travailleurs, les cas de violation de la dignité humaine dans les entreprises en join venture. Elle a aussi présenté la situation dramatique sur les droits des femmes et des enfants au Vietnam. Elle a proposé au gouvernement canadien d’user de son influence afin d’obliger les autorités de Hanoi à :

Le docteur Villia Jefremovas du Ministère des Affaires Etrangères chargé des affaires vietnamiennes qui préside la Conférence a particulièrement apprécié l’intervention du représentant de l’AVL et a demandé à Mme Chi de lui fournir les informations sur les problèmes de droits civiques des salariés, sur les problèmes des femmes et des enfants au Vietnam dans le but de préparer les dossiers pour la Conférence des Nations Unies en Suisse.

Le Parlement International des Ecrivains invite les écrivains dissidents au Vietnam

Le Parlement International des Ecrivains (PIE) dont le siège se trouve à Strasbourg a écrit des lettres d’invitation à 6 écrivains vietnamiens les inviter à déposer un dossier afin qu’ils puissent se rendre librement à l’étranger pour présenter leurs oeuvres.

Ces 6 écrivains vietnamiens sont: MM Bui Minh Quoc, Bui Ngoc Tan, Ha Si Phu, Hoang Tien, Tieu Dao Bao Cu et Mme Duong Thu Huong. Selon le PIE , ces 6 écrivains ont rencontré beaucoup de difficultés dans leurs activités de création à l’intérieur du Vietnam.

Si les dossiers sont acceptés, les 6 écrivains en question peuvent bénéficier des subventions et se rendre dans l’une des 30 villes du réseau de ville de refuge pendant un an pour leur activité de création artistique. Le PIE bénéficie du soutien du Parlement Européen et de la Commission Européenne.


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