Vietnam Démocratie - Avril 1997 |
A Hai Phong, les ouvriers continuent de subir de mauvais traitements
Le 2/4/1997 à Hai Phong, vers 7h45 du matin, plus de 60 ouvriers de l'usine de confection Viantv ont été obligés par la direction taiwanaise à descendre dans la cour et à faire quatre fois le tour du parc de 500 m2 de superficie. Selon la direction, ils ont été punis pour avoir provoqué une bousculade à l'heure de sortie de travail la veille au soir.
Suite à de nombreux cas de mauvais traitements infligés aux ouvriers vietnamiens rapportés par la presse, des voix courageuses se sont élevées pour demander des éclaicissements sur le rôle passif ou même complice des syndicats officiels, inféodés au Parti Communiste Vietnamien.
En fait, les activités de syndicalisme dans les entreprises aux capitaux étrangers illustrent la forme contrôle des activités des ouvriers instaurée par le PCV. Les syndicats officiels ne sont que des instruments destinés à réprimer les ouvriers qui ont des activités nuisibles aux intérêts des investisseurs étrangers au Vietnam.
Les travailleurs vietnamiens forcés aux travaux gratuits
(Hanoi - 21.01) Le Vietnam sest engagé de manière accélérée dans un plan massif de travaux obligatoire : la reconstruction de linfrastructure. Les sources du gouvernement et du Parti Communiste confirmaient que des jeunes gens ayant lâge du service militaire, de 18 à 27 ans, pourraient être forcés à travailler plus longtemps. Mais, selon les mêmes sources, des dispositions pourraient permettre aux vietnamiens fortunés de payer pour ne pas travailler, comme elles pourraient prévoir des pénalités administratives en cas dinfraction.
Ce projet a été approuvé par les 19 membres du Bureau Politique et pourrait être examiné par lAssemblée Nationale en Avril.
Cette contrainte doit être considérée comme un "travail dordre public" et accompagnée dune campagne de propagande sur la construction entreprise par la nation en évoquant les années de guerre du Vietnam.
Le travail obligatoire était pratiqué vers la fin des années 70 et début des années 80 pour réparer les dommages causés par la guerre contre les Etats-Unis et la Chine.
Deux années de service militaire étaient devenues obligatoires pour les jeunes qui sont souvent employés comme main doeuvre dans les entreprises de construction du Ministère de la Défense.
Des douzaines de projets de travaux de ce genre, dont ceux concernant lautoroute Nord-Sud et la première raffinerie pétrolière de la baie de Dung Quat, seront ainsi réalisés et achevés pendant la prochaine décennie.
Beaucoup de plans ont besoin des emprunts et aides des organismes internationaux qui, lannée dernière, ont engagé tardivement une aide de 2,4 milliards de dollars US pour les 12 prochains mois.
Tout le monde s'interroge vraiment sur la faisabilité de telle entreprise, à l'état actuel du Vietnam.
Budget de la santé : un déficit de 65 millions de US dollars en 1997
D'après le quotidien Lao Dong, organe de la Confédération Générale du Travail du Parti Communiste Vietnamien (PCV), la prévision budgétaire du Ministère de la Santé pendant la période de 5 années 1996-2000 laisse prévoir un déficit de 65 millions de US dollars en 1997 sur un budget total de 425,5 millions de US dollars.
Les recettes totales de l'état dans le budget ne s'élèvent qu'à hauteur de 359,7 millions de US parmi lesquelles 134,4 millions de US dollars proviennent des aides étrangères soit 30% des recettes.
En divisant par le nombre total de population de 75 millions, on obtient un chiffre très bas de 6 US dollars de dépense de santé par habitant par an. Vers l'an 2000, le déficit du budget de la santé va creuser et atteindre 112 millions de US dollars.
Ce chiffre est à comparer avec le montant des traffics de contre bande à travers les frontières avec le Cambodge et la Chine qui s'élève au bas mot à des milliards de US dollars et avec le préjudice à l'Etat des centaines affaires de corruption célèbres dont celui de Tamexco qui lui seul porte déjà sur des centaines de millions de US dollars. Ces traffics de contre bande et de corruption ont été tous organisés par des cadres du PCV avec des protections en haut lieu.
La campagne de travail forcé incite aux inquiétudes
(Hanoi, Reuter 22.01) Le gouvernement communiste vietnamien a lancé mercredi sa rhétorique sur des plans qui vont apporter un nouveau souffle dans lénorme programme de travail forcé, en comparant avec le désastreux "grand bond en avant" de la Chine communiste. Le quotidien Nhan Dan (Le Peuple) appelait à "la plus haute mobilisation du peuple".
Dautres journaux avançaient des plans détaillés de la participation obligatoire des millions de gens dans des projets concernant linfrastructure, incluant lautoroute Nord-Sud le long de la piste de Ho Chi Minh pendant la guerre.
Les économistes vietnamiens comme internationaux se sont montrés très inquiets à propos des plans proposés en pensant au "grand bond en avant" dans les années 50 en Chine.
Cette campagne, ordonnée par Mao Zedong, obligeait les agriculteurs à abandonner leurs rizières pour se lancer dans la production de lacier à laide des fourneaux aménagés dans la cour située derrière la maison; comme conséquence, des millions de chinois mourraient de faim à cette époque.
Un universitaire qui préférait garder lanonymat disait : "Ce nest pas la même dimension, ni le même but, cependant lidée est la même", puis "Si les projets sont raisonnables et étroitement liés aux intérêts du peuple, je dirais oui. Si les gens ne sont pas bien payés ni contractés, je pense que lOIT (Organisation Internationale du Travail) sera très intéressée".
Selon les estimations vietnamiennes, la construction de cette autoroute Nord-Sud de 1,120 miles (1800 km) coûtera au moins 5,5 milliards de US dollars. Différente de lactuelle route nationale no 1, lautoroute Nord-Sud traversera jungles, forêts et montagnes inhabitées, le long de la chaîne montagneuse de Truong Son.
La lutte contre "les forces hostiles", un défi colossal pour lArmée.
(Hanoi, 23.02). Le Ministre de la Défense Doan Khue a appelé larmée à relever le «défi colossal " que représente la lutte contre les «forces hostiles" qui cherchent selon lui à déstabiliser le régime de Hanoi, a rapporté dimanche lAgence Vietnamienne dInformation (AVI).
Le général Doan Khue, numéro six du Bureau Politique du Parti Communiste Vietnamien, a estimé que lun des défis colossaux auxquels doit sattaquer larmée populaire vietnamienne est la lutte contre les forces hostiles qui fomentent toujours leur complot dans le but danéantir le socialisme sur le territoire vietnamien.
Le ministre a fait référence à la théorie en vogue à Hanoi de "lévolution pacifique" qui veut que des ennemis non désignés cherchent à déstabiliser le régime en douceur, en profitant de son ouverture économique.
"La tâche prioritaire est dédifier une armée révolutionnaire, aguerrie et modernisée, capable de mettre en échec tout acte dingérence étrangère et de défendre lintégralité territoriale du pays dans nimporte quelle circonstance", a poursuivi le ministre.
Il a appelé au renforcement de lindustrie de guerre qui doit se développer en sappuyant sur les réalisations de loeuvre dindustrialisation nationale et sur le contingent de scientifiques, selon lAVI qui ne précise pas à quelle occasion le général a fait ces déclarations.
Le Vietnam est obligé de construire seul sa première raffinerie
(Hanoi, 23.02, AFP) Le Vietnam a annoncé son intention de construire seul sa première raffinerie de pétrole après avoir rejeté les dernières propositions dun consortium étranger sur ce projet très controversé, rapporte dimanche lhebdomadaire Vietnam Investment Review.(VIR).
La raffinerie doit être située à Dung Quat, une région sous développée du centre du pays. Après un premier abandon du groupe français Total en 1995 en raison du choix de ce site trop éloigné des sources de brut et des grands marchés de consommation, un nouveau consortium étranger sétait déclaré intéressé.
Le consortium regroupant LG Engineering Co Ltd (Corée du Sud), Petronas (Malaisie) Conoco (USA), China Pétroleum Corp. et China Investment Development Corp.(Taïwan) avait récemment soumis son projet au gouvernement pour la raffinerie dont le coût est estimé à 1,3 milliards de dollars.
"Le gouvernement a décidé de faire un nouveau projet et de lever les capitaux par ses propres moyens, notamment par laide officielle au développement" , a déclaré le Directeur Général de la compagnie étatique Pétrovietnam Ngo Thuong San, cité par VIR.
Selon VIR, le consortium était en désaccord avec le gouvernement sur la structure du capital, les questions technologiques et la commercialisation des produits raffinés. La raffinerie doit avoir une capacité de 6,5 millions de tonnes par an.
Les divers partenaires intéressés à ce gros projet ont fait valoir que le site choisi, totalement dépourvu dinfrastructure, navait aucune logique économique et quil leur fallait donc des compensations.
Léconomie vietnamienne vue par le Fond Monétaire International (FMI)
(Hanoi, 21.02, AFP). Léconomie vietnamienne, actuellement en pleine transition, est sur la bonne voie bien que de nombreux progrès restent à faire, estime le FMI dans un rapport obtenu vendredi.
Le FMI a passé en revue les indicateurs de 1995 et du premier semestre 1996 et conclut que "beaucoup a été fait" dans la transition vers léconomie de marché sur laquelle Hanoi a mis le cap il y a dix ans.
Les experts de linstitution internationale passent en revue les acquis de cette période, comme la libération de nombreux prix, la croissance du secteur privé, le début dune libéralisation du commerce, la mise en chantier dune réforme du système légal et de la fiscalité, une vigoureuse politique monétaire et la hausse des réserves de change.
Le Vietnam a aussi maintenu un taux de croissance élevé de 9,5 % par an, a ramené linflation à 4,5 % en 1996 et a vu une forte croissance de ses échanges commerciaux, souligne le FMI.
Cependant, "en dépit de nombreux progrès dans la réforme économique, des éléments importants dans un système de marché qui fonctionne bien, restent encore à établir", écrivent les experts dans leur rapport.
"Les déficits élevés de la balance commerciale et des comptes courants ne posent pas de menace immédiate tant que la gestion économique reste saine, que la dette est rééchelonnée et que les réformes de structures sont approfondies" avertissent les analystes du FMI.
Au nombre des points faibles, figurent lintervention excessive de lEtat dans les affaires du secteur privé, la profusion des réglementations, linsuffisance de cadre légal, la faiblesse de lépargne domestique et le sous développement général du système financier.
Les experts soulignent aussi que, malgré les progrès récents, le Vietnam reste lun des pays les plus pauvres dAsie avec un revenu annuel par tête de 300 dollars.
Le Parti Communiste, lors de son dernier Congrès en Juin, sest engagé à mettre en oeuvre toutes les réformes nécessaires, quoique à un rythme graduel, rappelle enfin le Fond.
Larmée populaire vietnamienne en quête de respectabilité
(Hanoi, 19.02, AFP) Aujourdhui sans ennemi désigné, rentrée dans le rang après son enlisement au Cambodge avec des pertes considérables (50.000 morts et plus de 200.000 blessés), larmée vietnamienne sefforce de se tailler une image de respectabilité, à en juger par la multiplication de ses contacts ces dernières semaines avec les responsables militaires étrangers.
Au delà du souci davoir un "dialogue normal" avec les pays comme les Etats-Unis, la France ou le Japon et de renforcer ses liens avec ses voisins dAsie du Sud-Est, lArmée Populaire Vietnamienne (APV) recherche aussi les moyens de moderniser un équipement devenu obsolète après la perte au début des années 90 dune aide soviétique massive.
La visite exploratoire actuelle dune délégation de six colonels vietnamiens aux Etats-Unis représente un important jalon. Pour la première fois les discussions de lAPV avec les militaires américains ne seront pas accaparées par les recherches sur les MIA, les soldats portés disparus pendant la guerre du Vietnam.
Les relations entre les forces armées des anciens ennemis est "naissante" mais "on peut concevoir que des responsables de haut niveau visitent les Etats-Unis à lavenir" , explique-t-on de source américaine à Hanoi. Fin Janvier, le chef détat-major français des armées, le général Jean Philippe Douin avait été le premier responsable militaire occidental de ce rang à se rendre à Hanoi. Il avait été précédé du numéro deux de lAgence de Défense japonaise.
"Le Vietnam est aujourdhui une puissance militaire qui nenvisage pas de faire la guerre en dehors de ses frontières, il veut être bien avec tout le monde", souligne un expert occidental. Le Vietnam se pose désormais en tenant de la négociation, excluant le recours à la force, y compris sur des questions qui le touchent daussi près que les îles Spratleys, revendiquées par six pays de la région, les Paracels ou la délimitation de ses frontières avec la Chine ou le Cambodge.
A la recherche de technologie et de formation, lAPV frappe à la porte des pays occidentaux. Léquipement est obsolète mais larmée nest pas en mesure de passer de grosses commandes: son budget est en stagnation. "Ils ont la quantité mais pas la qualité, ce sont des adeptes de la cannibalisation" , explique un expert asiatique.
Lactuel souci de "normalisation" de ses relations avec lextérieur de lAPV ne doit pas cacher le fait que "sa volonté douverture reste mêlée de méfiance" , selon un expert occidental. "Il ny a pas de publications militaires et il nest pas très facile de travailler avec eux, car on les connaît mal" , explique-t-il...
Grève à Hai Phong et à Hanoi
Vers mi - Mars 1997, 300 ouvriers de la fabrique de tapisserie Hang Kenh, Cat Bi, Toan Thang, appartenant à l'entreprise Hang Kenh Hai Phong se sont mis en grève pour protester contre la diminution des salaires et des indemnités.
Le directeur Doan Van Cao a réuni le personnel 2 jours auparavant et annoncé qu'il va réduire de 20% les indemnités de la profession de tapisserie et de 10% le budget alloué à la section de teinturerie, alors que l'entreprise s'est toujours refusé de délivrer les assurances de travail en 1996 et de payer les charges donnant droit aux ouvriers aux prestations de la sécurité sociale.
Le représentant du personnel gréviste a remis une demande en 7 points à la direction, réclamant : "Annulation de la diminution de 20% des indemnités, paiement intégral des charges de sécurité sociale, délivrance des assurances de travail, diminution des intermédiaires, afficher publiquement les contrats signés avec les clients, respect des termes du versement des salaires..."
Un autre fait inhabituel, le 8/4/97 la chaîne de télévision de Hanoi a diffusé une brève nouvelle concernant une grève qui s'est éclatée à Hanoi dans l'usine de confection Tamexco pour protester contre le faible niveau de salaires. Les salariés ont dénoncé l'attitude irresponsable du Directeur vietnamien (cadre du PCV) qui s'est mis du côté de la Direction Coréenne pour modifier à la baisse le niveau de salaires prévu dans le contrat.
Le responsable de l'atelier a déclaré que les salariés ne peuvent bénéficier que rarement la journée de congé du Dimanche alors que leur salaire a été diminué de 20% par rapport à 1996.
Actuellement de nombreuses grèves ont éclaté dans les entreprises en joint venture consécutifs aux mauvais traitements infligés aux ouvriers et au non respect des termes du contrat du travail (salaire plus faible que prévu dans le contrat, retenue de salaire abusive, heures de travail supplémentaires non rénumérées, punition physique, licenciement abusif...).
Les syndicats officiels du PCV n'ont jamais entrepris d'actions concrètent pour défendre les droits des ouvriers et se contentent d'être le bras séculaire du PCV pour contrôler les activités des ouvriers.
Grève à Hanoi
Vers le début du mois d'Avril 1997, la totalité des ouvriers de l'usine de confection à Hanoi destinée à l'exportation, appartenant au Ministère du Commerce s'est mis en grève pour protester contre la politique salariale de l'entreprise.
La grève s'est éclatée après l'annonce de la décision de la direction réduisant les salaires à 53% du prix de revient des produits, alors que en 1995, les salaires ont été indexés à 62% du prix des produits.
Le mécontentement des ouvriers s'est encore aggravé suite à de nombreuses préjudices qu 'ils ont dû subir suite à l'application des réglements du travail. Les ouvriers doivent travailler 7 jours sur 7 et de 10 à 11 heures par jour, alors qu'ils n'ont jamais reçu de supplément de salaires. Depuis le début de l'année, la direction a décidé une retenue de 20% sur les salaires sans aucune explication.
D'après Pham Van Cong, responsable de l'usine, la grève va coûter à l'entreprise 20 millions de dong par jour et va décourager les clients potentiels. Actuellement aucun compromis n'est en vue devant l'intransigeance de la direction.
L'éternel problème des banques au Vietnam
Début Mars 1997, d'après les nouvelles du Vietnam, la banque BP, la plus grande banque commerciale au Vietnam n'a pu honorer les lettres de crédits qui arrivent à terme. Pourtant le montant de ces crédits ne s'élève qu' à 3 millions de US dollars.
Selon la pratique courante au Vietnam, la somme empruntée a été souvent détournée pour être investie dans la construction qui donne de bon rendement. Le marché très lucratif de la construction a developpé trop vite et de manière anarchique, échappant à tout contrôle.
Des sommes considérables ont été immobilisées sans produire de rendements escomptés. En outre, des entreprises étatiques en situation de quasi faillite ont systématiquement recourru aux emprunts faciles pour se maintenir à flot, ce qui a pour conséquence d'augmenter les crédits aux entreprises.
Le pourcentage de ces entreprises étatiques se retrouvant dans cette situation s'élève à 60%.
D'après les analystes étrangers, l'endettement considérable des banques vietnamiennes résulte de la politique économique des autorités vietnamiennes qui privilégient les relations (l'appartenance au parti, à un même clan) plutôt que les critères commerciaux.
Le 3/4/1997, le correspondant du Financial Times a déclaré sur l'émission de la BBC qu' il ne serait pas réaliste de déclarer qu 'il n'y a jamais eu de problèmes dans le système bancaire vietnamien.
D'après lui, les décisions financières au Vietnam reposent sur des relations politiques et des réseaux d'influences, il estime que ces traffics seront dévoilés tôt ou tard, même si les autorités cherchent à étouffer les affaires qui impliquent de nombreux cadres de haut rang du régime.
Les milieux financiers internationaux ont averti Hanoi qu 'il doit réformer les activités des banques étatiques s'il voudrait restaurer la confiance des investisseurs étrangers.
Le volume des emprunts accordés par des banques privés n'est que de 10% du total comparé à celui des banques étatiques qui s'élève à 75%.
Le 3/4/1997, devant l'avertissement des milieux financiers, le gouverneur de la banque centrale vietnamienne Cao Sy Khiem a dû déclarer que le Vietnam est prêt à honorer les crédits qui arrivent à terme qui s'élève à environ 800 millions de US dollars.
Ces déclarations ne parviennent pas rassurer les investisseurs devant la multiplication des mauvais indices: le déficit s'est constamment creusé depuis 3 ans pour atteindre 4 milliards de US dollars, de nombreuses entreprises se sont retirées du Vietnam afin de limiter les pertes consécutives à l'insolvabilité du système bancaire vietnamien dirigé par des cadres corrmpus et incompétents.
On comprend mieux pourquoi M. Vo Van Kiet, Premier Ministre vient de signer un décret interdisant à la presse vietnamienne, pourtant entièrement sous le contrôle du Parti Communiste, de divulguer les informations de nature à porter atteinte à la crédibilité de l'Etat.
De plus en plus curieux.
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