Comment l'opinion internationale juge la corruption au Vietnam ?

A l'occasion du premier anniversaire de la constitution de l'Association Populaire contre la Corruption au Viet Nam, Messieurs Pham Que Duong et Tran Khue ont dressé un bilan de leur activités en commençant par cette phrase très significative : "Nous avons passé une année bien agitée ...". En effet dès les premiers jours, les fondateurs de l'Assocciation ont été avertis par les forces de la sécurité communiste vietnamienne : "Nous devons vous écraser dès le commencement ...". Ils ont été convoqués à maintes reprises et certains ont été accusés de crimes contre la sécurité de l'Etat.

Pourtant Hanoi a clamé haut et fort depuis plusieurs années que la lutte contre la corruption est l'un des objectifs du gouvernement. Cependant dès que quelqu'un s'attelle à cette tâche ardue, il se voit accuser de crime contre la sécurité de l'Etat. Ce qui prouve, que quand Hanoi clame une chose, ce n'est surtout pas dans le but de réaliser cette chose, bien au contraire. En réprimant les fondateurs de cette Association, Hanoi cherche à dissimuler une corruption grandissante, enveloppante et omniprésente que tous les Vietnamiens subissent et que nul autre dans le monde ne l'ignore.

Une ONG, dont le bureau est installé à Berlin, la Transparency International vient de publier son rapport 2002 sur la corruption dans le monde. Son étude se porte sur 102 pays et se base sur des documents de diverses institutions internationales, des instituts de recherche et des universités à travers le monde. En définissant la corruption comme un abus de pouvoir pour acquérir des biens personnels, ces institutions entreprennent des enquêtes auprès des hommes d'affaires, et les économistes locaux et étrangers. Ensuite ils attribuent une note allant de 0 à 10. 10 étant la note idéale pour un pays totalement transparent sans aucune corruption.

Transparency International ne liste que les pays qui ont été notés par au moins 3 institutions  différentes. Le premier de la liste est la Finlande, notée par 15 institutions et qui obtient 9,7 sur 10. Bravo ! Bravo aussi pour Singapour qui est noté par 13 institutions et qui obtient 9,3 sur 10. Non le Vietnam n'est pas dernier de la liste, noté par 7 institutions, avec 2,4 sur 10, il précède 8 autres pays.

Encore un effort, Messieurs Phan van Khai et Nong Duc Manh, et vous serez premier sur la liste des meilleurs corrupteurs.

Et comme disait, Peter Eigen le président de Transparency International : "Les politiciens ne font que clamer haut et fort, qu'ils luttent contre la corruption. Ils savent que la corruption est un facteur qui freine le développement du pays mais en réalité, ils ne font strictement rien".

Non ! Monsieur Peter Eigen, au Vietnam les politiciens communistes agissent ! Ils répriment ceux qui veulent vraiment lutter contre la corruption. 


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