Le 8 novembre dernier, le juriste Le Chi Quang, 32 ans, a été condamné par le tribunal de Hanoi, à 4 ans de prison ferme et 3 ans de résidence surveillée. Cette condamnation a suscité beaucoup de réactions autant au Vietnam qu'à l'étranger. Tous les dissidents ont élevé leur voix : MM Hoang Minh Chinh et Nguyen Thanh Giang ont violemment protesté. Les poètes Bui Minh Quoc et Vu Cao Quan ont dédié des poèmes louant l'esprit de lutte de Le Chi Quang. Les organisations vietnamiennes à l'étranger ont aussi violemment protesté. Les plus actives sont les organisations du Réseau "En Avant" (Lên Duong) des jeunes Vietnamiens qui ont réussi à interviewer la mère de la victime, Mme Nguyen Thi Kim Chung, juste à la fin du procès. Vous pouvez d'ailleurs l'entendre exprimer sa douleur sur le site web de ce réseau, www.lenduong.net.
Le Chi Quang est condamné pour avoir écrit un article dénonçant le traité avec la Chine sur la frontière sino-vietnamienne. Officiellement, il est accusé d'avoir utilisé l'Internet pour faire de la propagande anti-gouvernementale. Par exemple, il avait osé statuer que les dirigeants communistes constituent une nouvelle classe de capitalistes rouges exploitant le peuple. Ce qui en dessous de la vérité quand on connait l'état de corruption généralisée et le train de vie que mènent actuellement ces mêmes dirigeants.
Mais pourquoi punir aussi lourdement Le Chi Quang ? Les dirigeants communistes de Hanoi ont-ils peur que ses idées se propagent dans tout le Vietnam et qu'une révolution se couve ? Ou veulent-ils obtenir de nouvelles faveurs de Pekin en condamnant celui qui le premier a osé mettre en garde contre les ambitions hégémonistes des Chinois ?
Mais la cruauté des communistes vietnamiens n'est pas dans cette condamnation. C'est dans la mort lente où Le Chi Quang est promis s'il devait purger sa peine dans les sombres prisons de Hanoi. Depuis 12 ans il est atteint de maladie chronique grave des reins, maladie décelée par les médecins Tchèques quand il était étudiant dans ce pays. A chaque crise, le malade doit prendre des médicaments, se reposer, suivre un régime strict sans sel, ...
Lors du procès, à voir le visage gonflé, on est presque certain qu'il subit une nouvelle crise de sa maladie. Sans médicament, sans un repos strict, beaucoup de médecins vietnamiens à l'étranger, ayant examiné son dossier médical, ont sans hésiter déclarer que la mort est presuqe certaine, quand le taux d'urée dans le sang devient trop important.
Ne laissons pas mourir Lê Chi Quang, agissons pour le sauver et ne pas laisser triompher la cruauté inhumaine des communistes vietnamiens.
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