Le Parti Communiste s'est toujours autoproclamé comme le parti de la classe des travailleurs, représentant l'avant garde de cette classe. Au Vietnam, après avoir changer un temps son nom pour dissimuler sa vraie nature, le Parti a repris, lors du 4 ème Congrès en 1976, la dénomination officielle de Parti Communiste Vietnamien.
Alors que le parti portait encore le nom de Parti du Travail (Lao Dong), il s'est lancé dans un génocide sans précédent des paysans à travers la fameuse Politique de Réformes Agraires. Après avoir gouverné pendant plus de 50 ans le Vietnam, le Parti Communiste est responsable de l'aggravation de la situation du pays.
Les paysans, travailleurs, ou les gens qui gagnent leur vie par de dures labeurs sont toujours ceux qui souffrent le plus. Actuellement plus de 80% de la population vietnamienne souffrent de l'exploitation, des exactions d'un parti qui se réclame Parti des travailleurs. Deux cas typiques relaté dans le journal Lao Dong illustrent ce paradoxe.
Le premier s'est passé à Binh Duong. Pour protester contre la direction de l'entreprise Doanh Duc à capitaux 100% taiwanais, spécialisée dans la production des produits en bois destinés à l'export, qui a pratiqué une d'exploitation inhumaine des salariés, plus de 200 salariés ont fait grève et se sont rassemblés devant les portes de l'entreprise du 23 au 26 Novembre 2002. Vers 19 heures du 26 Novembre, plus de 100 ont décidé de quitter l'entreprise pour rejoindre les grévistes. Leurs contremaîtres chinois au nombre d'une vingtaine ont cherché à les dissuader. Devant leur résolution, les contremaîtres chinois, armés de barres de fer d'un mètre, les ont férocement bastonné et dispersé les grévistes. On compte de nombreux blessés et 3 ouvriers ont dû être hospitalisé de toute urgence. Les contremaîtres chinois ont poursuivi leurs exactions jusqu'à 2 heures du matin. Le matin du 27 Novembre, de nombreux salariés vietnamiens se sont rassemblés pour tenter se venger, mais ceux ci se sont retirés dans les étages protégés par plus de 113 policiers et 100 membres de la police spéciale.
Dans le deuxième cas, c'est l'état lui-même qui montre le mauvais exemple. Depuis 6 mois, l'entreprise de construction des infrastructures routières 506 appartenant au Ministère de Transport ne paye pas ces 400 salariés. Le journal Lao Dong dévoile que l'entreprise d'état s'est lancée dans 15 projets de constructions pour un budget de 80 milliards de dong. Ces projets de construction incluent : La nationale 7 (Lam Dong), 1A (Phu Yen), 14E (Quang Nam), 25 (Gia Lai) et plusieurs autres voies à l'intérieur des zones urbaines, ainsi que la réalisation de zones industrielles dans les provinces de Gia Lai, Kontum et Phu Yen.
Au mois de Septembre 2002, l'entreprise n'a reçu en tout et pour tout que 38 milliards de dong de salaires, alors que les donneurs d'ordre ont cherché à toujours ajourner le réglement d'un reliquat de 38 milliards.
Pour des constructions terminées depuis 2001, le Ministère du transport est redevable d'un montant de 22 Milliards de dong d'impayés et doit prés de 2 milliards de dong de salaires. Les salariés de l'entreprise 506 continent d'honorer leur travail dans l'espoir d'être payé un jour. Mais pour l'instant, ils doivent vivre avec l'aide de la famille.
Devant l'attitude irresponsable du Ministère du Transport, l'entreprise 506 a adressé une lettre d'ultimatum précisant qu'à partir du 25 Novembre 2002, et encourage ses travailleurs à vendre les matériels de construction comme avance sur salaires. Ici, Ministère du Transport faute de savoir planifier et provisionner les charges des travaux se finance directement sur ses salariés.
Ces 2 exemples ont illustré la situation préoccupante et le sort quotidien des travailleurs sous le régime communiste. Dans le premier cas, l'état n'a pas pu empêcher les dérives de sur-exploitations et des mauvais traitements des travailleurs. L'état se montre complètement défaillant dans son rôle de protection des travailleurs. Quand, il ne se montre pas complice avec la direction de l'entreprise fautive. Ainsi dans le cas de Binh Duong, aucun des contremaîtres chinois n'a été poursuivi.
Mais même si ce premier fait nous révolte, le deuxième cas est encore pire. C'est l'exploitation des vietnamiens par les autorités vietnamiennes elles mêmes. Si ce cas s'est passé dans un autre pays, le ministre du transport aurait dû, depuis longtemps, remettre sa démission.
Les vietnamiens doivent pouvoir exiger l'application et le respect de leurs droits. Seul un gouvernement responsable et élu démocratiquement par tous les vietnamiens peut mettre fin à cette situation intolérable d'irresponsabilité totale des autorités communistes actuelles.
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