Dans deux semaines, nous allons fêter la Fête du Têt, le Nouvel An Vietnamien. En cette période de pré-fête; tout le monde va acheter, sur les marchés où des marchandises de tous les coins affleuvent sur les grandes villes. Du luxe, du moins luxe mais cela éblouit ! Cela éblouit les nouveaux bourgeois, quelques anciens bourgeois, les nouveaux riches du régime ! Cela encourage des dépenses inutiles mais qui permet de tenir sa nouvelle position.
Malheureusement, il y a d'autres gens que la lumière éblouit, par la cruauté blafarde des spots par la splendeur des objets sans âmes et surtout par les larmes qui coulent malgré eux. Car cette fête du Têt, ils ne savent pas comment la fêter et même comment faire pour ne pas jeûner ces jours car la fête du Têt dure 3 jours.
Ce sont les ouvriers qui ont beaucoup souffert durant l'année 2002, l'année du Cheval. Ils ont quitté leur région natale pour chercher fortune, ils ont erré, vagabondé pour enfin trouver un emploi.
Ils viennent des régions pauvres, oubliées, abandonnées par la nouvelle politique qui n'enrichisse que les nantis du régime. Ils ont cherché du travail dans le Sud, ils marchent vers le Nord. Ils travaillaient dans des entreprises, sans protection sociale. Ils furent exploités par des gens qui ne pensent qu'au profit, qu'à la rentabilité. Ils font des heures supplémentaires, sans être récompensés, les syndicats gouvernementaux sont toujours complices des patrons, surtout si ces patrons sont étrangers, car les étrangers à ce jour paient bien l'administration et le Parti pour avoir une paix sociale. même le journal officiel du régime, le "Lao Dong" a publié le 28 novembre dernier un article dénonçant le Ministère des Transports qui avait oublié de payer 6 mois de salaires 450 de ces pauvres ouvriers. Pire encore, le mois de décembre dernier, plusieurs grèves se sont tenus pour cause de non-paiement aux ouvriers, comme ce fut le cas à la compagnie Loi Ich et Phuong Ly. De pire en pire, les ouvriers de la compagnie Doanh Duc furent battus par les conseillers amis vents de Chine et recommandés par le gouvernement.
Ce même journal Lao Dông a publié un jour un article de Mr Cao Hung. dont voici un extrait : "On cherche le bonheur dans le travail, malheureusement dans notre pays, beaucoup d'ouvriers n'ont eu que des malheurs dans leur travail". Ils vivent dans des taudis, ils dorment dans des dortoirs mal ventilés, ils mangent peu, ils vivent comme dans les romans, ceux de Zola de la fin du 19 siècle européen..
Marx, Karl Marx, ce rêveur qui a enclenché, une révolution malheureuse qui a coûté des centaines de millions de morts durant tout le vingtième siècle, Marx quelle révolution faut-il faire dans ce pays qui prône tes théories et qui font que les ouvriers vivent dans des conditions pire que dans ton temps.
Une nouvelle révolution s'impose, sans Marx et pour bouter les communistes vietnamiens du pouvoir.
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