L'éternel conflit des archipels de Paracels et Spratley

Suite à la récente visite du Premier Secrétaire du Parti Communiste Vietnamien M. Nong Duc Manh en Chine, la Chine a annoncé l'interdiction à tous les bateaux de s'approcher des deux archipels de Paracels et de Spratley sous son contrôle entre le 1er juin et le 1 août 2003.

Ce n'est pas la première fois que la Chine impose unilatéralement sa volonté sur 2 archipels dans la Mer de Chine qu'elle a illégalement occupé par la force aux dépens de la République du Vietnam en 1974 et en 1988 avec la complicité, il faut le dire, des autorités communistes vietnamiennes.

Le 16 mai, le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères du Vietnam Mme Phan Thuy Thanh a déclaré, lors d'une conférence de presse, que toutes interdictions s'appliquant sur les 2 archipels de Paracels et de Spratley ainsi que sa zone d'exclusion économique et le plateau continental sans l'acceptation du Vietnam constitue une violation de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Mais, les déclarations des autorités du Vietnam n'ont guère de valeur aux yeux des chinois. En effet, le 14 septembre 1958, M. Pham Van Dong, alors Premier Ministre du Nord Vietnam, avait déclaré, dans une lettre officielle adressée au Premier Ministre chinois Chu An Lai,  que la République Socialiste du Vietnam reconnaissait les revendications de la Chine concernant la zone maritime de 12 miles marins autour de la Chine et des îles de la mer de Chine parmi lesquels figurent les 2 archipels de Paracels et Spratley.

Si on se base sur le fonctionnement d'un régime communiste tels que Hanoi, M. Pham Van Dong avait sûrement agi sur les ordres du Bureau Politique, instance dirigeante suprême de la République Socialiste du Vietnam.

D'après le document "Le Conflit Territorial entre la Chine et le Vietnam" de PaoMing de l'Institut International pour les Etudes Stratégiques de l'Université Georgetown et le magazine de Pékin le 30 mars 1979, M. Pham Van Dong avait même déclaré, contre toute évidence, 2 ans auparavant, en 1956, que : "Du point de vue historique, les archipels 'Paracels et Spratley' appartiennent à la Chine". C'est en se basant sur cette déclaration de Pham Van Dong que les responsables du Ministère des Affaires Etrangères du Vietnam ont encore affirmé le 15 juin 1956, lors d'une réception en l'honneur du représentant de l'Ambassade de Chine à Hanoi que : "selon les documents en possession par le Vietnam, les archipels de Paracels et de Spratley appartiennent à la Chine". Depuis, de nombreuses revues et manuels scolaires de Hanoi ont même inscrit à plusieurs reprises la souveraineté chinoise sur ces 2 archipels. Ces affirmations sur des territoires alors rattachés à la République du Sud Vietnam n'étaient pas sans arrière-pensée et étaient destiné à impliquer davantage la Chine dans le conflit contre les Etats-Unis.

Ainsi pour payer l'aide militaire de la Chine pendant la guerre entre le Nord et le Sud avant 1975, M. Ho Chi Minh et les dirigeants du Parti Communiste Vietnamien ont cherché depuis des années à rembourser en espèces l'aide du grand voisin chinois. Les 2 traitées sur les frontières terrestres et maritimes de 1999 et 2000 singées avec la Chine illustrent l'attitude de vassalité des dirigeants communistes à Hanoi qui consiste à céder le territoire national au profit de la Chine.

Cet acte inqualifiable des dirigeants communistes a été vigoureusement dénoncé par les communautés vietnamiennes à l'étranger et par de nombreux démocrates au Vietnam.  Le slogan "amitié  entre pays de voisinage, coopération globale, stabilité durable et ouverture vers le futur" entre la Chine et le Vietnam n'est qu'un paravent  pour cacher la cession du territoire national, l'abandon de l'intégrité territoriale au profit de la Chine et aux dépens des intérêts de la nation vietnamienne.


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