Septembre, le mois des congrès

Depuis le début de ce mois de Septembre, on a vu se réunir, de par le monde, un grand nombre de congrès et d'assemblées en tous genres, comme celui des pays membres de l'OMC, l'Organisation Mondiale du Commerce à Cancun au Mexique, ou l'Assemblée Générale des 192 membres de l'ONU, l'Organisation des Nations Unies, à New-York, où pas moins de 80 chefs d'état vont assister. Ou en plus petit, la rencontre au sommet France-Allemagne, ou au plus lointain, au Vietnam, la réunion sur la coopération pour la lutte contre  la drogue. Ou en plus religieux, la réunion des conseils de l'Eglise Bouddhique Unifiée à l'Institut Nguyen Thieu dans la province de Binh Dinh. Tous n'ont pas eu les résultats voulus, il faut tant soit peu.

Tout d'abord, la grande réunion de l'OMC. Au bout de 5 jours, les représentants des 146 pays membres se quittent sans avoir pu obtenir le moindre concensus. Les pays pauvres viennent pour discuter de la suppression des aides que les gouvernements riches octroient à leurs agriculteurs et fermiers. Tandis que les pays riches ne sont intéressés que par la réduction des tarifs de douane sur les produits industriels et par la protection des droits d'auteurs et des brevets. Le monde après Cancun est un monde divisé en deux camps, d'un côté celui des pays industrialisés comme les Etats Unis, de l'Europe occidentale et le Japon et de l'autre, celui des pays pauvres ou en voie de développement comme la Chine, l'Inde ou le Brésil. Et les intérêts sont encore trop divergents pour qu'un consensus puisse être trouvé.

A New York, c'est en fait la 58ème Assemblée générale des l'ONU où le sujet principal de discussion de cette année est l'avenir de l'Irak. A la veille de la séance inaugurale, on voit mal comment quel sera l'avenir de ce apys dont la population souffre depuis si longtemps. Les attentats y sont nombreux, non seulement contre les forces américaines et britanniques amis aussi contre les installation de l'ONU. Et les grandes puissances ne sont pas encore d'accord sur la manière dont le problème devait être réglé. Les Irakiens risquent d'attendre encore un certain temps et un temps certain avant de retrouver la paix et la stabilité.

Le même jour, a Hanoi, la 10ème réunion sur la coopération entre les pays limitrophes du Mékong pour la lutte contre la drogue débute ses travaux. Cette coopération a commencé depuis 10 ans entre la Chine, la Thailande, Le Laos et le Myanmar. Le Vietnam et le Cambodge les ont rejoint en 1995. On devait discuter des moyens pour combattre ce fléau. A ce jour, les résultats sont encore maigres pour ne pas dire nuls. Pour preuve, les chiffres officiels avoués par les autorités de Hanoi sont de 150 000 drogués, le chiffre réel serait plus du double. Pour les 6 premiers mois de 2003, on a assisté plus de 7000 condamnations ou jugments liés à ces produits interdits, dont certains sur les réseaux de distribution plus ou moins protégés par le pouvoir. Pourtant le Comité National de la Lutte contre la drogue s'est donné comme objectifs"les 3 réductions" : réduction de l'offre, réduction de la demande et réduction des effets néfastes. Et comme dans toutes les campagnes de lutte menées par Hanoi, on va droit vers l'échec. Echec de la lutte contre la corruption qui n'a jamais été aussi florissante, échec de la lutte contre la drogue qu'on trouve de plus en plus facilement dans tous ies coins de rue.

Une autre assemblée devrait attirer aussi notre attention, bien que la presse vietnamienne l'ignore complètement et que les médias internationales en parlent peu. C'est l'Assemblée du Conseil de l'Eglis Bouddhique Unifiée, assemblée annuelle qui n'a pas pu avoir lieu ces derniers temps mais  qui a pu être inaugurée le 17 Septembre dernier à l'Institut Nguyen Thieu, dans la province de Binh Dinh, là où fut incarcéré le Très Vénérable Thich Huyen Quang pendant des dizaines d'années. La réussite de cette assemblée est certes importante pour les bouddhistes vietnamiens, mais elle l'est aussi pour tous les Vietnamiens car cela signifie le début de la liberté religieuse au Vietnam et encore plus pour Hanoi car cela signifie un changement positif dans leur politique. Pourtant le Parti Communiste Vietnamien a fait tout ce qui possible pour empêcher cette réunion qui a pu se tenir malgré tout.

Que voulez-vous, ils préfèrent  garder leur politique de répression et leur image de dictature. 


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