VIETNAM, LA RÉVOLUTION ET L'INDÉPENDANCE

Jean TRAN DUC

Hanoi vient de célébrer en grande pompe, le 02/09 dernier, le 58ème anniversaire de l'indépendance du Vietnam. Pendant plus d'un demi-siècle, bien des péripéties se sont abattues sur ce pays qui jadis faisait partie de l'Indochine francaise. Mais revenons aux événements de ce mois d'aout 1945 avec la prise du pouvoir par le Vietminh qui proclamait ensuite l'indépendance du pays le 2 septembre de la même année. C'était une véritable révolution. L'indépendance, un mot encore nouveau pour le peuple qui avait été si longtemps dominé par les forces d'occupation chinoises et françaises, était sur toute les bouches ce jour là. Qu'en est-il aujourd'hui de cette indépendance sous le régime communiste et totalitaire au Vietnam ?

La Révolution

L'histoire du Vietnam est marquée par de longues périodes d'occupation étrangère. Jusqu'à la fin du 18ème siècle, à plusieurs reprises le pays était envahi par la Chine. Après, ce fut l'occupation française puis japonaise qui dura jusqu'à la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. A chaque fois, contre leurs ennemis beaucoup plus puissants en nombre et en armement comme les Han, les Mongols, les Vietnamirns ont su mobiliser les forces de la nation pour les chasser hors des frontières. L'esprit d'indépendance constitue leur fierté et leur caractère propre. L'aspiration à l'indépendance est toujours dans le fond de l'âme vietnamienne. Pendant près d'un siècle d'occupation française, plusieurs tentatives de soulèvement sous le commandement des nationalistes patriotes ont été répertoriés ne laissant aucun moment de répit à l'administration coloniale.

En 1945, profitant du vide politique momentané avec la reddition des troupes japonaises, l'anéantissement de l'administration coloniale quelques mois auparavant, les forces nationalistes terrées à l'étranger ou dans le maquis ont voulu saisir cette occasion en or pour récupérer le pouvoir. Dans cette course, forts des informations des Alliés russes et même américains concernant la défaite des Japonais en Asie après celle de l'Allemagne Nazie en Europe, les communistes vietnamiens camouflés dans le Front du Vietminh ont pris le devant. Il est utile d'ouvrir une parenthèse pour mieux comprendre la situation du Vietnam à cette époque. Mieux que quiconque, Ho Chi Minh a très tôt réalisé que l'étiquette communiste suscitait bien des réticences de la part de la population et surtout des formations politiques non communistes du moment. En 1941, alors que la guerre faisait rage en Europe, afin de rassembler toutes les forces patriotiques du pays, il a fondé le Front du Vietminh (L'Alliance pour l'indépendance du Viêt-nam), front ayant pour but de combattre pour l'indépendance du pays. Ce front était totalement sous le contrôle des communistes. Le 22/12/1944, il a créé le "Détachement de la propagande armée", ébauche de l'armée populaire composé de 34 premiers hommes sous le commandement de Vo Nguyen Giap. Ces troupes de "propagande" ont utilisé les méthodes musclées proches de celles du terrorisme, à savoir l'assassinat des notables, et des "réfractaires" à la propagande, le pillage et l'incendie des villages hostiles au Vietminh. Ce qui a encore augmenté la crainte des communistes parmi la population.

Le 9 mars 1945, les Japonais ont attaqué les garnisons françaises. Nombre d'officiers et de soldats français ont été tués. Ils ne sont plus les alliés de l'Axe après la libération de la France et la soumission de l'administration coloniale à Paris. Mais la défaite japonaise se concrétisait de jour en jour avec la contre-attaque des forces américaines dans le Pacifiques. Tokyo jouait sa dernière carte en rendant l'indépendance aux colonies pour les annexer dans ce que les Japonais appela la Grande Asie avec le slogan "L'Asie aux Asiatiques". Le lendemain du "coup de force japonais", 10 mars 1945, l'ambassadeur du Japon au Vietnam, M. Yokohama était reçu par l'empereur Bao Dai au palais de Kiên Trung à Hué. Lors de l'entretien, le Japonais a signifié à l'empereur que l'indépendance du Vietnam lui est rendue. Le lendemain, Bao Dai a déclaré abolir tout traité avec la France et proclamé l'indépendance du pays. Un gouvernement national était nommé sous la tutelle japonaise qui tenait les rênes dans les coulisses. Trân Trong Kim, un intellectuel, fut nommé Premier Ministre. Mais ce gouvernement ne faisait pas l'unanimité des Vietnamiens, surtout des patriotes, des intellectuels et surtout le Vietminh.

Après la capitulation des Japonais, le 15/08/1945, l'aspiration à l'Indépendance des Vietnamiens de tout bord a pris le dessus sur la peur envers les communistes. La population a répondu à l'appel du Vietminh et a participé en masse aux démonstrations à Hanoi le 19 Aout 1945 qui se transformèrent rapidement en une prise du pouvoir. Le gouvernement Tran Trong Kim tomba. Bao Dai abdiqua quelques lours plus tard, le 25/08. Un gouvernement provisoire constitué par Ho Chi Minh le 13/08/1945 issu de l'approbation de la soi-disante "Conférence Nationale" réunie autour de Ho dans le petit village de Tân Trào, province de Tuyên Quang, à 200km au Nord-Ouest de Hanoi, a pris place dans la capitale.

Le 2 septembre 1945, à la tête du gouvernement provisoire, Ho Chi Minh a lu la Proclamation de l'Indépendance du Vietnam, mettant fin à la monarchie millénaire, conquérant l'indépendance en donnant naissance à la République Démocratique du Vietnam. Bien que depuis 1945 les communistes vietnamiens ne cessent de clamer qu'ils étaient les seuls auteurs de la Révolution d'Aout, les témoins de l'époque ont affirmé qu'ils n'étaient pas plus de 5000 éparpillés du Nord au Sud du pays, alors que Hanoi et les grandes villes étaient noires de monde. L'ex colonel de l'Armée Populaire Bùi Tin, Rédacteur en second du Journal Nhân Dân (le Peuple) a raconté il y a quelques années qu'il a participé aux événements du 19 Août 1945, plus par patriotisme et par le désir d'indépendance du pays que par conviction politique. En effet, la grande majorité des révolutionnaires n'étaient pas communistes. Un certain nombre ont continué à suivre le Vietminh par la suite et vont devenir des communistes. Mais d'autres ont quitté les rangs du Vietminh pour une raison ou pour une autre au cours de la guerre d'Indochine. Un certain nombre d'autres dissidents de la voie communiste étaient liquidés physiquement.

En somme, les événements du 19 d'août 1945 peuvent être considérés comme historiques et le changement- comme une révolution. Mais si cette date marque bien la fin de la monarchie qui a duré depuis plus de 4 mille ans et la naissance d'une première république du Vietnam, la fin d'une longue période coloniale, avec le recul du temps l'indépendance n'était pas une suite logique de cette révolution.

La Proclamation de l'Indépendance

Conscient qu'après la défaite japonaise, les troupes alliées ne tarderont pas à débarquer au Vietnam et que l'ordre antérieur dans la région va être rétabli et que la France de De Gaulle, maintenant une nation alliée, va sûrement revenir pour récupérer l'Indochine Française, Ho Chi Minh et les communistes ont précipité les choses. Il faut être le maître des lieux avant l'arrivée des troupes alliées. C'est ainsi que l'ordre du soulèvement général fut donné immédiatement après la capitulation japonaise.  En une dizaine de jours, le pays tout entier tomba aux mains du Vietminh. Il restait à Ho et à son gouvernement provisoire à proclamer l'indépendance du pays pour que le Vietnam devienne une nation souveraine pour accueillir les alliés en libérateurs et non en conquérants. Et c'est ce qui se réalisa le 2 septembre 1945 à Hanoi.

En préambule de la déclaration d'indépendance du Vietnam, Ho Chi Minh a habilement inclus textuellement celui des Etats-Unis en 1776: "Tous les hommes sont nés égaux. Dieu leur a accordé des droits inviolables, parmi lesquels il y a le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit au bonheur..." et le premier article de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1791 (sic) de la Révolution Française disant que "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits...". Après ces préliminaires, Hoa énuméré les "crimes" des "colonialistes" français contre la population qui vivait en esclavage. Il les accusait d'avoir privé le peuple de toute liberté fondamentale, d'avoir bâti plus de prisons que d'écoles, d'avoir empoisonné le peuple par l'alcool et l'opium, d'avoir dépossédé le peuple de tous ses biens rendant son existence misérable, d'avoir appliqué la politique de l'obscurantisme pour briser la résistance populaire, d'avoir réprimé les mouvements patriotiques et éliminé des patriotes, etc... Suite à cette longue liste des méfaits de l'ennemi français, Ho proclamait le Vietnam indépendant en ces mots : "...c'est pourquoi, nous le Gouvernement Provisoire de la nouvelle Nation du Vietnam, déclare sortir de toutes relations avec les colonialistes français, abolir tous les traités que la France a signés au sujet du Vietnam, abolir tous les privilèges de la France sur le territoire du Vietnam".

Malgré le stratagème du Vietminh, l'autorité du gouvernement de Ho Chi Minh ne semblait pas être reconnue de puissances victorieuses. L'Accord de Postdam du 20/08 préconisait l'occupation provisoire de l'Indochine par les troupes nationalistes chinoises au nord du 16ème parallèle et par l'armée britannique dans le Sud. Le gouvernement de Ho Chi Minh se limitait à l'administration de la ville de Hanoi.  Ho devait alors faire face sur tous les fronts. Au Nord, les Chinois de Tchang Kai Chek, anti-communistes, lui menaient la vie dure. Au Sud les Anglais étaient accompagnés par les troupes du Général Leclerc. Le gouvernement provisoire formé par Ho Chi Minh et composé presque totalement de communistes n'était pas reconnu par les leaders des partis nationalistes. Des affrontements armés ont éclaté au Tonkin entre les troupes Vietminh et celles du Kuomintang soutenues par les Chinois. La situation était tellement grave que Ho a dû accepter de former un gouvernement de coalition avec la participation des autres formations politiques non communistes et négocier le départ des troupes chinoises d'une part et entamer des pourparlers avec la France dont la volonté de récupérer sa colonie était claire. Le gouvernement révolutionnaire chancelait et l'Indépendance fraîchement proclamée semblait bien fragile. Il a fallu 2 guerres dévastatrices pour que les communistes restent aujourd'hui au pouvoir.

Les communistes vietnamiens et l'indépendance du Vietnam

Depuis 1945, les communistes vietnamiens ont chanté leur révolution, la libération du pays et la conquête de l'indépendance du Vietnam. C'est en bienfaiteurs du peuple qu'ils n'hésitent pas à inscrire dans l'article 4 de la Constitution qu'ils constituent la seule formation politique à être au pouvoir. Ils s'identifient à la révolution. S'opposer à la révolution veut dire s'opposer au Parti Communiste Vietnamien et c'est un crime sévèrement puni. Si en 1945, les communistes ont mené à bien avec la population avide d'indépendance et de liberté la révolution en mettant fin à la monarchie et libérant le pays du régime colonial, la révolution dont ils parlent par la suite n'a plus le même sens. C'est la révolution prolétarienne avec sa triste panoplie de crimes et de malheurs infligés à différentes couches sociales dans la lutte des classes.

Beaucoup d'Occidentaux ont émis cette remarque : "Le Vietnam a conquis l'indépendance mais n'a pas encore de démocratie". Les communistes semblent se soucier énormément de la souveraineté du pays. Chaque fois qu'ils sont montrés du doigt dans les cas précis de violations des Droits de l'Homme, ils réfutent et ne manquent jamais d'accuser en retour qu'on s'ingère dans leurs affaires intérieures et porte atteinte à l'indépendance et à la souveraineté du Vietnam. Qu'en est-il de cette indépendance sous le régime communiste depuis 1945 ?

Avant la chute du mur de Berlin, le Vietnam faisait partie du bloc soviétique dirigé par le Kremlin. Il est maintenant démontré que le PCV devait obéir aux ordres de Moscou dans le moindre détail. Le Vietnam était alors un pays vassal, un satellite de l'URSS. Il suffisait de regarder l'attitude arrogant des "conseillers" soviétiques au Vietnam pour savoir à quel point Hanoi dépendait du Grand Frère slave. Durant les deux guerres du Vietnam, les "conseillers" chinois faisaient la pluie et le beau temps, C'étaient eux-mêmes qui ont dirigé et mené la sanglante "réforme agraire" des années 50 dans le Nord du pays. La politique des régimes communistes, particulièrement celle du Vietnam, était calquée sur celle de l'URSS ou de la Chine selon que ces régimes appartenait à un camp ou à un autre. Tous les déplacements des hauts dignitaires du Parti ou du gouvernement vietnamien vers les pays non communistes ou même à l'ONU ou à des conférences internationales devaient avoir le feu vert de Moscou ou de Pékin. Lors de ces déplacements, ils devaient obligatoirement faire escale au Kremlin ou à Pékin pour recevoir les directives des "grands frères". La même chose se passait sur le chemin du retour. Pour le Vietnam, la dépendance envers les 2 grandes puissances communistes étaient encore plus prononcée car Hanoi recevait des aides militaires pour les efforts de guerre d'expansion du communisme dans l'Asie du Sud-Est et au Sud-Vietnam, devoir international oblige. De cette absence d'indépendance, le pays était au bout du gouffre de la misère par la guerre et par le manque de nourriture. L'Économie socialiste qui ne produisait rien qui vaille, souffrait encore d'un manque de main-d'oeuvre, car les hommes étaient partis à la guerre.

Beaucoup de vétérans du Parti et surtout de l'Armée populaire, maintenant à la retraite, sont déçus et disent que l'esprit de la Révolution d'Aout 1945 était trahi. Il n'y a jamais eu d'indépendance au Vietnam. Le peuple ne jouit pas de la liberté et du bonheur qui sont stipulés dans la Proclamation d'Indépendance lue par le Président Ho Chi Minh le 2 septembre 1945.

Mentalité de dépendance au sein du Parti

L'absence de démocratie dans la société vietnamienne découle de celle qui règne au sein du Parti. Le système de contrôle total des membres du PCV les a rendu complètement dépendants de ce système. Ils ont peur des initiatives et attendent les ordres. Pour qu'ils changent leurs idées, il faut beaucoup de temps, de discussions car tout le monde a peur des responsabilités. Après leur avènement au pouvoir en 1954 au Nord et en 1975 au Sud du pays, ils ont immédiatement appliqué les mesures "révolutionnaires" de démantèlement des classes intellectuelles et commercantes. L'économie s'effondrait, la population vivait dans la misère. Certaines régions souffraient de famine.  Tout le pays était dans la disette. Ils ont fait cela car les livres sacrés du communisme ont dit de le faire, car les grands pays socialistes comme l'URSS et la Chine l'ont fait. C'est seulement après des années d'échecs avec des conséquences catastrophiques qu'ils ont accepté de changer.  Rappelons quelques changements ou réformes depuis 1945, réformes qui vont quelquefois à l'encontre de leur doctrine.

Dans les années 50, pendant la guerre et après avoir pris le Nord du pays par les Accords de Genève, le PCV a lancé la politique de "réforme agraire".  Ce fut un véritable massacre. Des dizaines de milliers de gens ont été passés par les armes pour avoir possédé un lopin de terre. Plusieurs cadres du Parti et militaires ont été victimes de cette tristement célèbre politique. Menacé d'un écroulement, le Parti a procédé à ce qu'il appelait la "rectification". Vo Nguyen Giap, héros de la victoire de Dien Bien Phu était désigné pour représenter Ho Chi Minh, le Parti et le gouvernement pour demander publiquement pardon au peuple à Hanoi. C'était la première fois que le Parti acceptait d'avoir commis des "erreurs" et promettait de les "corriger". C'était une véritable révolution jamais vue chez un parti communiste. Mais c'était une révolution en arrière.

Afin d'avoir le soutien international et la contribution des différentes factions politiques et religieuses dans le pays en 1951, les communistes vietnamien ont caché leur identité durant les deux guerres du Vietnam qu'ils appelaient "guerre d'indépendance et guerre de libération". Ho Chi Minh a publiquement dissout le Parti Communiste Vietnamien pour créer le Parti des Travailleurs. Après la réunification par la force en 1975, jugeant qu'ils n'ont rien à cacher, lors du 4ème Congrès national du PCV, ils ont changé de nouveau le nom du Parti pour revenir à l'appellation initiale "Parti Communiste Vietnamien". Un deuxième changement était survenu au même Congrès, ils ont changé le nom du pays de République Démocratique du Vietnam en "République Socialiste du Vietnam". La démocratie était bannie ! et le PCV ne cache plus son jeu, croyant à la solidité du système communiste international et à un avenir plein de promesses. Du point de vue du PCV, c'était aussi une révolution. Mais cette fois, une révolution en avant.

Le système communiste mondial n'était pas aussi solide que Hanoi l'espérait.  Il s'est écroulé en Europe de l'Est en 1989 et en URSS en 1991. Resté l'un des quelques régimes communistes, orphelin de l'URSS, la Chine a dévié de la vois socialiste depuis un certain temps, Hanoi a lancé sa politique du "dôi moi", ce qui veut dire "rénovation" ou "réformation" qui consiste en un abandon de l'économie marxiste pour adopter l'économie de marché du capitalisme, et en une ouverture vers les pays occidentaux considérés jadis comme des ennemis de la doctrine marxiste-léniniste. Après plus d'une décennie d'économie de marché "à orientation socialiste", Hanoi n'est pas encore au bout du chemin. Le problème n'est pas seulement de s'adapter à cette nouvelle formule d'économie mais encore de s'adapter à une économie mondiale en effervescence avec la globalisation. Le Vietnam souhaite s'intégrer dans l'économie mondiale. Mais pour cela, il lui faut modifier de fond en comble le système législatif et administratif. Ceci n'est pas simple, car comme précisait Karl Marx dans le Manifeste communiste de 1848 :

"La révolution proléta-rienne permettra la dictature du prolétariat, qui aboutira au dépérissement de l'Etat et du droit, c'est à dire à l'instauration d'une société sans classes sociales, d'une libre association de personnes libres". Hanoi est en train de regarder la Chine pour essayer de maintenir la dictature tout en mettant en valeur le rôle de l'Etat et du droit pour pouvoir s'intégrer à la communauté mondiale. Là encore, la mentalité de dépendance du PCV apparaît clairement.

Conclusion

Le mot "révolution" est un mot sacré dans le dictionnaire communiste. Si toutefois la révolution a marqué dans l'histoire des peuples un pas en avant, d'autres comme la "révolution culturelle" en Chine, la "réforme agraire" au Vietnam ou la "révolution socialiste" de Pol pot, ou encore la révolution prolétarienne sous Lénine et Staline... ont mené vers la catastrophe. Elles sont contre le courant de l'histoire de l'humanité. A l'heure actuelle, Hanoi désire l'intégration du Vietnam dans le monde. Des efforts ont été fournis, de l'argent dépensé en "lobbies" pour entrer dans différentes organisations internationales et régionales comme l'ASEAN, l'OMC, etc... Les dirigeants communis-tes du pays acceptent de modifier, de changer quelques détails dans leur idéologie tandis qu'ils veulent garder à tout prix le système totalitaire qui leur garantit la sécurité et le monopole du pouvoir. Quelqu'un a comparé Hanoi à un conducteur d'une vieille voiture qui accepte de changer une pièce déficiente alors qu'il est urgent de faire une révision complète de la voiture. Mais même si l'on acceptait de changer totalement le système, le plus difficile serait de changer la mentalité des membres du PCV. Il faut qu'il réalise que la richesse s'accumule par la production des biens de la société et non par la confiscation, le brigandage; que la démocratie est la seule voie qui permettra au Vietnam de s'intégrer dans la communauté des pays démocratiques.


[Documents][Communiqués de Presse] [Retour à la page d'accueil de AVL]