Le marché de l'esclavage

L'esclavage fut aboli en 1777 par les Etats Unis. D'autres, ensuite ont suivi cet exemple. Et en 1926, tous les états membres de la Société des Nations, qui sera transformée en Organisation des Nations Unies après la deuxième guerre mondiale, ont signé la Convention interdisant toute forme d'esclavage, vente, exploitation, ... Depuis cette date, d'autres conventions ont été signées pour interdire les diverses formes de traffic et d'exploitation de personnes humaines.

L'esclavage fut une pratique commune depuis le commencement de l'histoire de l'humanité. La loi du plus fort, qui présidait dans ces temps, permettait à aux puissants de disposer de la vie des autres. Certaines religions, pour attirer la protection des puissants, décrétaient même que les esclaves, à l'instar des animaux, n'avaient pas d'âme. Les vaincus d'une guerre avaient donc le choix entre la mort ou l'esclavage, où devenus objets, qu'on échange ou qu'on vend. Oarfois, on allait dans des contrées sauvages pour chasser des humains qu'on vendait sur les marchés, aux riches, aux propriétaires de plantation. Certains marchés étaient renommés pour la qualité et la variété de leurs marcahndises, comme celui d'Istanbul au 15ème siècle.

On croyait que l'esclavage avait disparu en ce début du 21ème siècle. Il n'en est rien. Si le marché d'Istanbul a disparu, il existe toujours des marchands qui utilisent des moyens plus modernes. Ces marchands liés au pouvoir comme dans l'antan, ont beaucoup d'imagination pour inventer de nouvelles formes. Comme d'envoyer des gens plus ou moins qualifiés à l'étranger tout en prélevant une partie de leur salaire. Le Vietnam est depuis un certain temps passé maître dans cet exercice. Prenons l'exemple d'une ouvrier vietnamien qui va travailler en Corée, sa famille a dû emprunter 6000 dollars pour qu'il puisse payer sa place auprès des recruteurs. Sur place, il reçoit un salaire mensuel de l'ordre de 300 dollars, alors que son employeur paie environ le triple. Où passe donc la différence ? Chez les recruteurs, bien sûr ! Qui sont tous des sous-fifres des hauts placés du parti communiste vietnamien.

Mais il existe des traffics de personnes qui sont nettement plus lucratifs. Ce sont la vente des femmes destinées à devenir des épouses des Chinois, de Taiwan et du continent. On les amène dans un hôtel, on les dépouille pour les examiner, le corps, la dentition, ... enfin tout quoi ! Ceci devant une myriade de témoins, les vendeurs, les interprètes, les commissaires de police du quartier qui assurent la légalité de l'affaire et puis tout fint devant l'officier civil prête à signer l'acte de mariage où souvent le marié est représenté par quelqu'un d'autre. Et la famille de la jeune fille envoyée ainsi aux abattoirs reçoit de 2 à 5000 dollars, somme dérisoire, même pour un pays pauvre comme le Vietnam. Oui, aux abattoirs, et le terme n'est pas exagérré, car elle va devenir servante, épouse secondaire de tous les mâles de la famille pour finir comme prostituée dans un sombre quartier d'une ville de province perdue de Taiwan ou de Chine.

Mais dernière invention, grâce au progrès. Le marché d'esclavage se transporte sur Internet. Non ! Pas sur les sites pour rencontres ! Mais sur les sites des ventes aux enchères comme celui d'eBay où le 2 Mars dernier, on peut faire des mises de prix pour acheter 3 jeunes Vietnamiennes.

On pensait que naitre Vietnamien en ce début du siècle, c'est naitre en retard de quelques décennies vu l'avancement de la société. On ne savait pas que naître Vietnamienne c'est naître en retard de quelques siècles.


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[Documents]       [Communiqués de Presse] mis à jour le 26/03/2004