Les Etats-Unis, par l’intermédiaire de son porte-parole du département d’état, M. Philip Reeker, se sont félicités de la réduction de peine accordée au docteur Pham Hong Son la semaine dernière. Le cyber-dissident, comme l’appellent désormais les médias occidentaux, a effectivement vu sa peine de 13 ans communiée à 5 ans de prison, plus 3 ans d’astreintes à domicile. Cependant, M. Reeker rappelle que le Docteur Pham Hong Son ainsi que les autres dissidents actuellement emprisonnés ne peuvent être condamnés pour avoir simplement exprimé ouvertement leurs opinions. Les Etats-Unis exhortent donc le régime communiste vietnamien à respecter la charte des droits de l’homme en libérant tous les prisonniers de conscience actuellement détenus dans les prisons vietnamiennes.
Depuis l’arrestation du docteur Pham Hong Son en mars dernier et sa condamnation en juin à 15 ans de prison pour avoir traduit un texte librement consultable sur le site web du département d’état américain intitulé "Qu'est-que la démocratie?", le gouvernement vietnamien a subit d’intenses pressions tant de la part des démocraties occidentales, que des organisations internationales de défense des droits de l’homme appuyés par une forte mobilisation des vietnamiens d’outre-mer. C’est incontestablement ces pressions cumulées qui expliquent la brusque reculade des autorités communistes.
Les fabricants de chaussures vietnamiens ont déclaré récemment qu’ils allaient privilégier leurs efforts à l’exportation, abandonnant le marché domestique aux marchandises d’origine chinoise. Les industriels vietnamiens expliquent que l'investissement pour un nouveau moule de chaussures représente quelques 300 millions de dongs (environ 18 000 euros) qu'il n'est possible de rentabiliser qu'à partir de la 50 000ème paire de chaussures: Chiffre impossible à écouler sur le marché intérieur vietnamien. Par ailleurs, les usines de chaussures chinoises, produisant en plus grande quantité, arrivent à obtenir des coûts de production moindre et envahissent ainsi le marché vietnamien. Avec un prix de vente moyen de 300000 dongs soit 18 euros la paire de chaussure de sport, les produits chinois coûtent 10 euros de moins qu’une paire de chaussure vietnamienne. Même avec une production de meilleure qualité, la situation est intenable pour les fabriquants vietnamiens. Leur seule issue possible réside donc dans les marchés d’exportation où les consommateurs occidentaux privilégient davantage la qualité que le prix.
Une entreprise de chaussure vietnamienne qui n’a pas abandonné le marché domestique. Il s’agit de la compagnie Biti’s située à Binh Tien. Son vice-président, M. Nguyen Trong Binh a déclaré que son chiffre d’affaire en 2003 devrait atteindre les 720 milliards de dongs, soit un peu moins de 43 000 euros, réalisé pour près de 70% sur le marché vietnamien. En fait, cette compagnie a réussi à maintenir ses parts de marchés en misant sur les produits à bas prix comme les sandales et les tongues et a abandonné depuis longtemps le segment des chaussures de sport et celui des chaussures de ville où les coûts de fabrication sont trop élevés pour être rentabilisés sur le marché intérieur.
Les résultats des épreuves d’admission à l’université pour la rentrée 2003 viennent de tomber. Il en ressort que 87% des candidats n’ont pas réussi à obtenir la moyenne dans les 5 matières principales.
Certains spécialistes de l’éducation pointent du doigt la faiblesse du niveau scolaire dispensé aux lycéens. Ils considèrent que des épreuves d’admission de cette année ne présentent pas de difficultés extraordinaires par rapport aux autres années. Les notes de complaisance (c’est à dire surnoter un candidat moyennant une somme d’argent) semblent moins importantes cette année. Pis, les examinateurs de l’université d’An Giang ont du mettre des 0 sur 20 à près de 5000 copies !
Le constat est d’autant plus étrange que pour l’année scolaire 2002-2003, 92% des élèves de terminal ont obtenu leur baccalauréat. En comparant avec les 13% d’admis aux examens d’entrée à l’université, cela saute aux yeux qu’il y a un décalage flagrant de niveau entre le lycée et l’université. Selon les analystes, ce décalage provient du fait que les autorités communistes encouragent les lycées à maximiser le taux de réussite au bac, quitte à abaisser le niveau des examens. Il est évident qu’une telle politique ne sert pas les intérêts des élèves mais est destinée à enjoliver les statistiques du gouvernement.
Alors qu’ils manifestaient contre la répartition de la taxe foncière dans leur commune, 4 agriculteurs de la province Dong Nai ont été arrêtés et envoyés en prison pour trouble à l’ordre public. Au terme d’un procès expéditif, le tribunal de Dong Nai, a condamné M. Nguyen Van Toan, considéré comme le meneur du groupe à 3,5 de prison. Les 3 autres manifestants ont été condamnés à 30 mois fermes chacun. Selon les termes du tribunal, ces personnes ont 'profité honteusement de leur liberté d’expression pour créer des troubles et nuire aux intérêts supérieurs de la nation, en outre depuis 1998, ces personnes n’ont pas cessé d’inciter d’autres paysans à se joindre à eux '.
Selon le ministère public, non seulement ces 4 personnes n’ont pas voulu s’acquitter des taxes foncières sur les terres qu’ils ont louées à la coopérative communale, mais qu’ils ont osé critiqué la gestion des terres pratiquée par les dirigeants de la coopérative.
Récemment, des procès similaires se sont déroulés dans toutes les provinces du Vietnam. Les paysans dénoncent principalement la gestion désastreuse des coopératives communales et la corruption des fonctionnaires locaux.
Pour enrayer la vague de contestation, le gouvernement a récemment émis un décret interdisant les manifestations n’ayant pas reçu un accord écrit des autorités locales qui auront le beau rôle de juge et partie.
Le 25 août dernier, le ministre de la sureté publique M. Le The Tiem a déclaré qu’un tel décret était plus que jamais nécessaire pour empêcher les actions nuisibles de groupuscules réactionnaires.
Le décret interdit par ailleurs, tous rassemblements non autorisés devant les bâtiments officiels gouvernementaux, provinciaux ou même communaux.
Il interdit également tous rassemblements devant les lieux où doivent se dérouler les meetings politiques du Parti.
Et enfin, ce décret qui doit entrer en application ces jours-ci, interdit également à tous les passants de prendre un trac distribué par les manifestants.
Ces mesures d'exception sont intolérables et devraient définitivement éclairer tous ceux qui douteraient encore de la nature dictatoriale du gouvernement de Hanoi.
Selon le dernier rapport du comité du travail et des invalides, environ 22 000 enfants vietnamiens de moins de 12 ans sont obligés de travailler pour survivre.
Saigon concentre, à elle seule, près de la moitié de ces enfants avec 10350 jeunes composés d'un tiers de filles et deux tiers de garçons. Prés de 6500 d’entre eux survivent dans les rues grâce à mendicité tandis que les 3800 restants sont abusés par les adultes qui les emploient pour tous types de travaux, y compris transporter des charges lourdes.
La majorité de ces enfants ont encore une famille mais celle-ci est bien trop pauvre pour subvenir à leurs besoins. Aussi, ils sont prêts à accepter n’importe quel travail pour un salaire de misère. Avec des journées dépassant souvent les 10 heures de travail, Les enfants ne ramènent même pas un euro à leurs parents.
De plus, employés illégalement, les enfants ne peuvent pas se retourner contre leurs employeurs sans scrupules lorsque surviennent les accidents du travail. Dans ces conditions, inutile de dire que ces enfants ne peuvent espérer s’en sortir par l’éducation car après leur dure journée de travail, ils sont bien trop fatigués le soir pour apprendre quoique ce soit.
Le paradis du socialisme aura définitivement un goût bien amer pour ces tout-jeunes enfants.