Le cyber-dissident vietnamien Nguyen Vu Binh a été condamné ce mercredi 31.12.2003 à sept ans de prison ferme pour «espionnage». Le procès a été expédié en moins de trois heures, en l'absence de tout observateur étranger. La Cour populaire de Hanoi a alourdi sa condamnation en l'assortissant de trois ans de résidence surveillée.
Nguyen Vu Binh aujourd'hui agé de 35 ans, a été journaliste dans un journal du Parti communiste vietnamien (PCV), avant que ses critiques sur la cession d'une partie du territoires national par le gouvernement lors de l'accord frontalier sino-vietnamien ne le rendent gènant et ne le chasse de la rédaction.
Le gouvernement vietnamien l'accuse aujourd'hui d'avoir collecté des informations et des documents afin de les transmettre à l'étranger par internet. On lui reproche notamment d’avoir envoyé, à la Commission des droits de l'homme du Congrès américain, une lettre très critique contre le gouvernement vietnamien en juillet 2002.
A l'annonce du verdit, l'ambassade des Etats-Unis au Vietnam a vivement réagi en condamnant un procès qui, selon elle, «viole les standards internationaux» des droits de l'homme.
Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International et le Comité de Protection des Journalistes ont également protesté contre la condamnation de M. Binh.
Depuis 2001, plus de dix vietnamiens ont été arrêtées pour avoir correspondu par courriers électroniques avec des vietnamiens vivant à étranger ou avoir posté sur Internet des articles critiquant le régime.
L'assassinat récent d'un montagnard de la minorité protestante h'mong du nord du Vietnam confirme la persécution exercée par le régime de Hanoi. La victime, M. Vang Seo Giao, s'était d'abord inscrite au Parti communiste en 1990 : devenu secrétaire de la cellule du district de Xin Man, dans la province de Ha Giang, il s'était par la suite converti au protestantisme.
Animateur de sa communauté évangélique, il a été battu à mort pour avoir refusé d'abjurer publiquement sa foi. Son corps a été retrouvé près d'une rivière. Les autorités ont prétendu que sa mort serait dû à abus d'alcool.
Mais le frère de Vang Seo Giao a transmis à l'Eglise évangélique de Hanoi la liste de huit témoins et les noms des ses trois meurtriers. Il s'agit notamment de responsables du PC local. L'un est le secrétaire du parti, l'autre le président du comité populaire de la commune et le troisième un officier.
Un autre militant chrétien h'mong avait déjà été tué au début d'août 2002 dans la province de LaiChau et en février 2003, la police avait cherché à faire signer à tout les montagnards du village une renonciation à la foi protestante qualifiée d'illégale.
Selon les chiffres officiels des autorités vietnamiennes, en 2003, il y aurait eu 11.820 morts et 19.159 blessés impliqués dans 20.738 accidents de circulation au Vietnam. Par rapport à 2002, on compterais 961 morts et 11.423 blessés de moins.
Mais, les causes à l’origine de la plupart des accidents restent la vitesse excessive, le non respect du code de la route et l’alcool au volant.
70% des accidents impliquent les motos, 24% les voitures. 45% des accidents ont eu lieu sur les nationales. Malgré plusieurs campagnes de sensibilisation, le nombre d’accidentés de la route reste préoccupant, car les autorités vietnamiennes ne décident pas à s’attaquer à un grave problème: la corruption à grande échelle qui détourne une grande partie de l’argent dédié à la maintenance et la rénovation des infrastructures routières, l'ensemble du réseau vietnamien est en trés piteux état et souvent dangereux pour les usagers de la circulation.
Les Etats-Unis et le Vietnam ont signé fin Décembre 2003 un accord aérien qui permet pour la première fois depuis la fin de la guerre du Vietnam en 1975 aux compagnies aériennes des deux pays d’établir des liaisons aériennes de transport des personnes et des marchandises. Un certain nombre de restrictions subsistent, mais les deux pays se sont mis d’accord pour les réviser dans 4 ans.
Cet accord permettra à Vietnam Airlines ouvrir sa première desserte de San Francisco en 2005. Une liaison vers Los Angeles devra suivre peu après.
En plus des Etats-Unis, Vietnam Airlines envisage également de desservir la ville de Vancouver après qu’un accord aérien a été signé avec le Canada.
Parallèlement à l’ouverture de ces liaisons aériennes vers l'Amérique du Nord, Vietnam Airlines revise l’ensemble de ses vols vers le Cambodge, le Laos et la Birmanie. Récemment, les 4 pays ont conclu un accord pour remplacer leurs accords bilatéraux par un accord multilatéral ouvrant plus l’espace aérien à chacun des pays signataires.