Nouvelles du Vietnam

Grippe aviaire : un quatrième mort et cinq nouveaux cas suspect au Vietnam

Selon l'agence Associated Press du Samedi 17 Janvier, les autorités du Vietnam ont reconnu l'existence de cinq nouveaux cas suspects de grippe aviaire, dont un premier cas suspect dans le sud du pays, alors que l'Organisation mondiale de la Santé faisait état d'un quatrième décès causé par cette épizootie qui touche des millions de poulets en Asie.

La quatrième victime de la grippe aviaire est un petit garçon de cinq ans, de la province Nam Dinh, à 100km au sud de Hanoi, décédé le 8 janvier, a déclaré le porte-parole de l'OMS, Bob Dietz. Il a précisé qu'un nombre grandissant de personnes étaient hospitalisées avec des problèmes respiratoires, précisant toutefois qu'il n'était pas clair dans l'immédiat si ces personnes souffrent de la grippe aviaire.

Des millions de poulets, à travers le Vietnam, le Japon, la Corée du Sud et le Taïwan, ont été infectés par cette épizootie de grippe aviaire. Le Vietnam demeure pour l'heure le seul pays où il existe des cas confirmés de la maladie chez les humains.

Samedi 17 Janvier, les responsables hospitaliers de la province Kien Giang, au sud du Vietnam, ont déclaré qu'une femme de 21 ans avait été admise le 11 janvier, suivi par un homme de 25 ans deux jours plus tard.

Les deux patients présentent tous les symptômes de la grippe aviaire: forte fièvre, toux, tension basse et anémie, a précisé un médecin ayant requis l'anonymat. C'est la première fois que des cas suspects de grippe sont rapportés dans le sud du pays.

Par ailleurs, le quotidien Tuoi Tre a rapporté samedi que trois bébés d'un an, originaires de Hanoi et de deux provinces voisines, semblent avoir contracté le virus. Ils ont été admis dans des services pédiatriques ces deux derniers jours et deux sont dans un état sérieux. Ces informations n'ont pas été confirmées par les responsables hospitaliers vietnamiens. L'on sait que les autorités des pays communistes comme le Vietnam ont toujours tendance à minimiser l'importance de ces maladies, jusqu'à ce qu'elles ne peuvent plus ignorer leur ampleur et les dégâts causés à la population, les comportements récents des autorités chinoises dans le cas de SARS en  constituent un exemple typique.

L'épidémie de SRAS pourrait être liée aux animaux, selon l'OMS Les enquêteurs de l'Organisation mondiale de la Santé ont trouvé de très bonnes preuves, suggérant que les animaux jouent un rôle dans la propagation du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), a annoncé l'OMS vendredi.

Les équipes de l'OMS ont en effet découvert des traces du virus dans le restaurant où travaillait un cas suspect de SRAS et où des civettes étaient servies, a annoncé vendredi le chef de l'équipe, le Dr. Robert Breiman. Dans les échantillons prélevés dans cet établissement de Guangzhou qui employait une serveuse de 20 ans suspectée d'être atteinte du SRAS, les tests ont révélé sur chaque cage le coronavirus du SRAS.

Selon le Docteur Breiman, il y a de très bonnes preuves laissant à penser que les animaux sont le réservoir et la façon dont la maladie commence. La civette, qui ressemble au chat, est un petit mammifère dont la chair est appréciée dans le sud de la Chine. Certaines espèces vivent par terre et sont omnivores, mais celle associée au virus, réside dans les arbres et est fructivore (oranges, papayes, mangues). Le chef des enquêteurs de l'OMS a également estimé qu'il était plausible que les rongeurs jouent un rôle dans la transmission du SRAS. Une semaine après l'abattage de 10.000 civettes en Chine, la province du Guangdong a entamé cette semaine une vaste campagne d'abattage des rats.

Selon Wang Zhiqiong, le directeur général adjoint du département de santé de Guangdong, 3.903 civettes, et 665 autres animaux sauvages ont été tués dans la province entre le 1er et le 12 janvier. Il a précisé toutefois que les animaux abattus provenaient des restaurants et des marchés mais que les civettes en habitat sauvage ne seraient pas touchées. Après avoir apporté des précisions sur les tests d'OMS, Dr. Breiman a pour sa part tenu à assurer jeudi que le SRAS ne devrait pas être considéré comme une menace immédiate à la santé publique en Chine, à quelques jours du nouvel an chinois.

Confirmation de 2 nouveaux cas de sras en Chine

Deux nouveaux cas de sras ont été confirmés samedi 17 Janvier par les autorités chinoises dans la province méridionale du Guangdong, ce qui porte à trois au total le nombre des personnes contaminées par le syndrome respiratoire aigu sévère cet hiver en Chine. Les deux nouveaux cas qu'a confirmés le ministère de la Santé cité par l'agence Chine nouvelle sont celui d'une serveuse âgée de 20 ans originaire de la province centrale du Hunan, mais vivant actuellement dans le Guangdong, et celui d'un homme d'affaires âgé de 35 ans habitant Canton.

La jeune femme a toutefois guéri et a donc pu quitter l'hôpital de Canton où elle était en isolement depuis trois semaines tout comme l'homme d'affaires, dont l'état est jugé stable, selon l'agence Chine nouvelle.

Elle travaillait dans un restaurant préparant notamment des plats à base de civette, un petit mammifère ressemblant à une martre dégusté par les amateurs de gibier, mais déclaré ennemi public numéro un depuis qu'il est suspecté d'avoir contaminé ces deux personnes.

Des échantillons prélevés sur les deux patients déclarés atteints du sras avaient été envoyés à Hong Kong par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour déterminer si elles avaient effectivement contracté la maladie et on ignorait si c'étaient précisément les résultats de ces tests qui avaient conduit le ministère chinois de la Santé à faire l'annonce de samedi. L'OMS a pour le moment, quant à elle, simplement fait savoir qu'elle préparait sa réponse. Apparu pour la première fois en novembre 2002 dans le Guangdong, le syndrome respiratoire aigu sévère SARS avait contaminé plus de 8.000 personnes dans 27 pays en 2003, et fait 774 morts.

Réactions aux propos de Nguyen Cao Ky, ancien vice président de la République du Vietnam

Selon l'agence AFP du 18 JAnvier, MM. Nguyen Thanh Giang Et Hoang Minh Chinh, deux célèbres démocrates vietnamiens sous surveillance policière à Hanoi, ont réagi  aux propos de Nguyen Cao Ky, ancien vice président de la République du Vietnam. Ils ont critiqué le soutien de M. Ky à la politique actuelle de Hanoi qui consiste à poursuivre le développement économique tout en maintenant un contrôle très strict sur les dissidents et sur les droits de l'homme. Selon MM. Giang et Chinh, toute société qui veut se développer vraiment de manière harmonieuse et durable doit considérer de pair les volées économiques et politiques. Si un pays ne se développe qu'avec une seule volée, il échouera tôt ou tard. M. Ky s'est rendu viste récemment au Vietnam, la première fois depuis la chute de la République du Vietnam en 1975. Les attitudes et les déclarations de M. Ky en faveur du régime de Hanoi ont déjà suscité des indignations et des condamnations unamimes de la part des personnes qui ont tout perdu lors de l'arrivée des troupes communistes à Saigon. Exilé depuis 1975, M. Ky n'a aucune activité notable en faveur de la situation des droits de l'homme du pays. Les récents propos en faveur de HAnoi vont faire disparaitre les dernières considérations pour M. Ky qui restent encore parmi les personnes qui l'ont connu avant la chute de la République du Vietnam en Avril 1975.


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