Nouvelles du Vietnam (26/10/2004)

Vietnam toujours dans le peloton de tête au palmarès de la corruption

Le Vietnam est toujours classé parmi les nations les plus corrompus du monde. Selon le rapport annuel  de l'Organisation International Transparency, le Vietnam a reçu sur le critère de corruption la note 2,6 sur 10, se rangeant ainsi à la 102ème place sur 146 nations. Pour mémoire, le Vietnam avait reçu l'année dernière la note de 2,4 sur 10 se plaçant à la 100ème place sur 133 nations évaluées.

A l'autre bout de l'échelle on retrouve la Finlande avec 9,7 points, le Nouvelle-zélande avec 9.6 points et Le Danemark avec 9,5 points.

Selon le président de l'organisation Monsieur Perter Eigen: La corruption est l'un des principaux obstacles au développement durable.

Human Rights Watch accuse le Vietnam de répressions religieuses.

Ce 22 octobre, Human Rights Watch a accusé le gouvernement vietnamien d'avoir détruite le 22 septembre un lieu de culte à Kontum dans laquelle officié le prête protestant M. Nguyen Cong Chinh appartenant à la confession de Mennonite. Ces actes de destructions démontrent  la volonté de plus en plus dure des autorités vietnamiennes de paralyser les activités religieuses.

Selon Human Rights Watch, les libertés religieuses au Vietnam n'ont jamais existé que sur le papier. En réalité, les autorités n'ont jamais toléré les activités de confessions religieuses qui ne soient pas directement placées sous leurs contrôles. 

Un reporter anglais expulsé du Vietnam pour immigration illégale.

M. Alexander, un reporter anglais, s'est donné pour but de reconstituer le périple emprunté par les Boat-people vietnamiens.

C'est à bord d'une embarcation de fortune qu'il a effectué le trajet inverse jusqu'au Vietnam  et qu'il a réussi à aborder ce 15 octobre. Ce n'est que le 19 octobre, que le reporter a été repéré et emprisonné avant d'être expulsé pour immigration illégale.

Le reporter a tenté d'expliquer aux autorités que son reportage visait à comprendre les obstacles qu'ont du affronter les boat people vietnamiens dans les années 1970-1980.

La télévision anglaise diffuse un documentaire sur les religions au Vietnam.

Un documentaire sur la religion protestante au Vietnam a été diffusé par la télévision anglaise Channel 1 ce 16 octobre. Le reportage long de 30 minutes a été conduit par la journaliste Sandra Jordan.

Au cours de son reportage très documenté, Sandra Jordan a pu interviewer de nombreux responsables vietnamiens parmi lesquels: le comité gouvernemental des religions, Mme Ton Nu Thi Ninh, vice-présidente du comité des relations extérieurs de l'assemblée vietnamienne. Selon elle, les activités religieuses au Vietnam ne font pas l'objet de répressions, y compris celles qui n'ont pas encore reçu l'autorisation des autorités. Toujours selon la Vice-présidente, à l'aube du 21ème Siècle, les religions ne sont pas des points ni importants ni nécessaires pour le gouvernement car le Vietnam n'est pas un pays qui manque d'activités religieuses. 

La journaliste Sandra Jordon rapporte qu'elle a pu rencontrer clandestinement des responsables religieux non reconnus par les autorités comme le prêtre Nguyen Hong Quang. Mais, elle a pu également constaté que dés que son reportage s'orientait vers le thème des religions, ses relations avec les autorités vietnamiennes se sont brusquement refroidies et nombres des ses demandes se sont vues par la suite refusées.

Troisième classement mondial de la liberté de la presse
(Reporters sans Frontières - octobre 2004)

L'Asie orientale et le Moyen-Orient sont les pires régions au monde

La Corée du Nord toujours en dernière position ; trop peu d'améliorations en Chine ou au Viêt-nam

Reporters sans frontières publie son troisième classement mondial de la liberté de la presse. C'est en Asie orientale (Corée du Nord, 167e en dernière position ; Birmanie, 165e ; Chine, 162e ; Viêt-nam, 161e ; Laos, 153e) et au Moyen-Orient (Arabie saoudite, 159e ; Iran, 158e ; Syrie, 155e ; Irak, 148e) que la liberté de la presse est le plus menacée. Dans ces pays, soit la presse indépendante est tout simplement inexistante, soit les journalistes sont soumis à une répression et à une censure quotidiennes. Ni la liberté de l'information, ni la sécurité des journalistes n'y sont garanties. En Irak, la guerre qui perdure est la plus meurtrière de ces dernières années pour la profession (44 tués depuis le début du conflit, en mars 2003).


Home Page     

[Documents]       [Communiqués de Presse] mis à jour le 30/10/2004